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161 De Cacro'l-Ibâdî à al-Yahoudiya, château habité, dont les champs sont arrosés au moyen d'eau de puits, que répandent des sawânî, 54 ¹) milles. D'al-Yahoudiya à Cacro'l-Atich, (château habité entouré de champs 135 cultivés et) où il y a trois réservoirs d'eau, 54 milles. De Cacro'l-Atich à Manhoucha, 3 journées sans eau 2), et par un terrain bas et marécageux. Manhoucha est située sur les bords de la mer; on s'y procure de l'eau en creusant des fosses dans le sable du rivage. Ce nom de Manhoucha (mordue) lui a été donné parce qu'il y a dans les sables qui l'environnent une sorte de vipère longue tout au plus d'un empan, qui attaque et mord ceux qui n'y prennent pas garde ou qui traversent le pays durant la nuit. On y trouve aussi des troupeaux de bœufs sauvages, beaucoup de loups, et même des lions qui attaquent les voyageurs, lorsque ceux-ci paraîssent les redouter. De Manhoucha à Bîr o'l-Ghanain (le puits des moutons), situé à l'extrémité du marais salé dépendant de Manhoucha, environ 13 milles. De là à al-Fâroukh 3), 1 journée de 50 milles. __________ 1) W. Sprenger donne 24, mais c'est une faute d'impression. 2) Ibn Khord. et Codâma disent «la distance de Cacro'l-Atich à Manhoussâ est de 34 milles». En comparant l'itinéraire de W. Barth, p. 343-346, il semble évident que cette évaluation de la distance est préférable à celle d'Edrisi. Peut-être faut-il insérer dans le texte du dernier après Manhoucha ميلا وهي ١٢٤ de sorte que le chiffre de 3 journées se rapporte à toute la Sîbkha. — La dérivation du nom de Manhoucha que donne Edrisi n'est qu'un jeu de mots, et elle tombe aussitôt qu'on adopte la leçon d'Ibn Khord. et Codâma, qui écrivent Manhousa. Je crois que cette localité a été appelée ainsi d'après le nom d'une tribu berbère, les Manhou ou Manhousa, dont parlent Edrisi, p. ov et l'auteur des Nôlat, man. f. 87 v. 3) Becri, p. 1r, prononce al-Fâroudj, et dit qu'il y a 1 journée de distance entre ce lieu et Adjâbia. Le même auteur évalue la distance totale d'Adjâbia à Sori à 6 journées (comp. ma Descriptio, p. 40, 41, 42), d'où il résulte que selon lui al-Fâroudj et Cacro'-'Atich ne sont séparées que par 1 journée. Autre preuve que les «3 journées» d'Edrisi ne peuvent se rapporter à la distance du dernier lieu à Manhoucha. Ibn Khord. et Codâma omettent ce lieu et disent que la distance de Harcara (nom très altéré dans les manuscrits de ces deux auteurs) à Manhoucha est de 30 milles. Je pense avec M. Spren-

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