Sudan Archive

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177 On était alors au temps de l’inondation du Nil. Les eaux s'introduisirent dans le canal d’al-Manhâ, et parvinrent à al-Lâhoun, qu’elles passèrent pour entrer dans le canal du Faiyoum. De là elles se répandirent sur tout le pays et en couvrirent la surface, en sorte qu’elle devint comme une mer. Tout ce travail fut fait en 70 jours; et lorsqu’il fut terminé, le roi dit, en le considérant : voilà un ouvrage de mille jours (alf yaum). C’est de là que vient le nom d’al-Faiyoum. Ensuite Joseph dit au roi: le bien public exige que tu me confies une famille par chaque district de l’Égypte. Le roi y ayant consenti, Joseph ordonna que l’on bâtît un village pour chacune de ces familles. Il y avait 85 familles; il y eut donc autant de villages. Lorsque les 148 constructions furent achevées, Joseph assigna à chaque village une quantité d’eau suffisante pour arroser les terres, mais rien au-delà; puis il assigna à chaque famille l’eau nécessaire pour sa boisson durant le temps même de la retraite des eaux. Telle est la description du Faiyoum.

Quand on part de Miçr pour se rendre, en remontant le Nil, dans l’Égypte supérieure, on va d’al-Fostât à Monyato’s-Soudân, hameau considérable, entouré de champs ensemencés de diverses espèces de cé-réales, sur la rive occidentale du Nil, et environ à 15 milles de Miçr. De là à Baiyâdh, qui comprend plusieurs hameaux et métairies, entourés de champs cultivés très fertiles et de jardins produisant toute sorte de fruits, 20 milles.

De là à al-Himâ ac-Çaghir, 20 milles; puis à al-Himâ al-Kabir, village peuplé, situé sur la rive orientale, et dont le territoire est cultivé en vergers, en vignes et en cannes à sucre, 10 milles. De là à Dairo’l-Faiyoum, sur la rive orientale, 20 milles; puis au village de Tounis (Younos), sur la rive occidentale, mais à quelque distance du fleuve, 2 milles. De là à Dahrout, sur la rive occidentale, 1 demi-journée. De Dahrout à al-Caïs, sur la rive occiden-

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