Sudan Archive

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179 au sommet de la branche qui descend à Tennis et à Damiette. C'est un peu au-dessus de Chatnouf que le Nil se partage en deux branches dont les eaux descendent vers l'Égypte inférieure et se déchargent dans la mer, chacune après avoir donné naissance à deux canaux, qui se dirigent également vers la mer.

L'un de ces grands bras, dont le point de partage est auprès de Chatnouf, court du côté de l'orient et parvient à Tennis. De ce bras dé-rivent trois canaux. L'un d'eux pait d'Antouhi, sur la rive occidentale et, après avoir décrit une courbe, revient à la branche principale devant Damsis. Plus bas, du côté de l'occident, commence un autre canal, qui coule vers Damiette.

Quant à l'autre branche, elle se dirige, à partir du point de division près de Chatnouf, vers l'occident, jusqu'auprès de Fis Anmar où en dérive un canal qui coule vers l'occident; puis elle tourne son cours vers le village de Babidj, au-dessous duquel commence le canal qui parvient à Alexandrie, et qui porte le nom de canal de Châbour. L'eau n'y coule pas durant toute l'année, mais seulement durant le temps de l'inondation du Nil. Lorsque les eaux de ce fleuve ont baissé, le canal 150 reste à sec et n'est plus navigable. De cette grande branche qui se dirige vers Rosetta (Rachid), se détache un bras qui commence audessous de Sindayoun (Sindioun), de Samdisâ et de Fouah (Fouwah) et au-dessus de Rosetta. Il va se décharger dans un lac qui s'étend le long du rivage de la mer, vers l'occident, jusqu'à 6 milles environ d'Alexandrie, en sorte que les marchandises apportées par les navires (du lac) sont transportées par terre à Alexandrie.

Sur ces divers canaux, on voit de toutes parts des villes très peuplées et des villages florissants. Nous en décrirons la majeure partie, s'il plaît à Dieu.

sa legun dans le texte arabe, mais je me suis permis de la corriger dans la traduction. Comp. Quatenuci iDemotica n't. et 1 p. 133.

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