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184 plantés d'arbres et de cannes à sucre, pour lesquelles on y trouve des pressoirs. De Chancha on vient toujours en descendant le canal à la ville d'al-Bouhat située sur la rive orientale, 24 milles. C'est une ville florissante, possédant des bazars et d'autres ressources et ceinto d'anciennes murailles en pierre. De là à Safnâs, petite ville bien peuplée, 18 milles. De là en se dirigeant par terre vers l'occident à Tanâh, ville située sur la rive orientale du canal de Tennis, 25 milles. De là au lac d'az-Zâr, situé dans le voisinage d'al-Faramâ. Ce lac fait partie du lac de Tennis et n'est séparé de la mer que par un intervalle de 3 milles. Il est très vaste, et, indépendamment de la ville de Tennis, on y remarque l'île de Hiçno'l-Mâ, située vis-à-vis et non loin d'al-Faramâ. C'est jusque-là que parvint le roi Baudouin, qui conquît la Syrie à une époque postérieure à l'hégire ; et ayant couru le risque d'y rester submergé avec son cheval, il revint sur ses pas. A l'est de Tennis, en tirant tant soit peu vers le sud, et dans le lac de ce nom, est l'île de Touna ; au midi de Tennis est l'île de Nablya. Sur la rive occidentale du canal de Chancha dont nous venons de parler, il existe un grand nombre de villages et de hameaux, rapprochés les uns des autres par des routes frayées et produisant toute sorte de denrées utiles. Celui qui veut aller de Damsis à Tennis par le bras principal, passe d'abord à Monyat Bedr, dont il a été question ci-dessus ; puis il se rend à Bannâ, lieu situé sur la rive occidentale à 10 milles de Monyat Bedr. Bannâ est un joli village, entouré de jardins et de champs cul-155 tivés très productifs, au-dessus duquel le Nil se partage en deux branches qui forment une petite île, à l'occident de laquelle est le bourg fleurissant de Boucir ; de l'autre côté, c'est-à-dire sur la branche orien-