Sudan Archive

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186 156 De là en descendant à Cobâbo'l-Arif, 16 milles. De là au village de Damou, 15 milles. De Damou à Tamâkh, belle ville populeuse et commerçante, sur la rive orientale, 2 milles. De là à Chamous, village bien peuplé, 10 milles. De là à Caryato'l-Ançar sur la rive occidentale, 20 milles. De là au village de Wabida sur la rive orientale, 20 milles. De là à Baranbalin ¹) sur la rive occidentale, 20 milles. Puis à Sabsa, 40 milles. Enfin au lac de Tennis vers l'occident 15 milles.

Les eaux de ce lac sont douces en été lors de l'inondation du Nil. En hiver et jusqu'à la saison des chaleurs, les eaux de la mer prennent le dessus et communiquent à celles du lac leur salure. Il y existe des villes entourées d'eau et semblables à des îles, telles que Nabli, Touna, Samannât, Higno'l-Mâ, et on ne peut y aborder qu'au moyen de barques. On fabrique à Tennis, ainsi qu'à Damiette, des étoffes fines de l'espèce dite dabiki, des choroub et des manteaux (holal) Tessisiens en diverses couleurs. Rien n'égale ces étoffes qui sont tellement belles et précieuses, qu'un seul manteau, lorsqu'il est broché en or, vaut quelquefois mille dénares, et sans or, cent ou deux cents environ. La matière principale de ces étoffes est le lin. Quant à celles qu'on fabrique à Chatâ, à Dabcou (Dabic), à Damira et dans les autres îles du voisinage, elles sont sans doute très fines, mais elles n'approchent pas de celles de Tennis et de Damiette. On raconte que là où est actuellement le lac se trouvaient jadis les deux jardins dont il est fait mention dans le Livre (de Dieu 2). Ces jardins appartenaient à deux hommes de la postérité d'Atrib fils de Micr, 1) Berembal sur la carte de Kiepert. 2) Allusion au passage du Coran 18 vs. 31. Comp. Macrisi, I. p. 54

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