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248 le château de Tîscar, qui par sa hauteur, la solidité de ses fortifications, la bonté du sol et la pureté de l’air, est préférable à tous les forts de l’Espagne. Il n’est possibe d’y gravir que par deux points distants entre eux de l’espace de 12 milles et par des sentiers extrêmement étroits ¹) ; au sommet de cette montagne sont des troupeaux et des champs cultivés et parfaitement arrosés, de sorte que ce château est aussi remarquable par ses ressources que par son assiette avantageuse. De Guadix à Jaen, on compte 2 fortes journées; Et de Baza à Jaen, 3 journées faibles. Jaen est une jolie ville dont le territoire est fertile, et où l’on peut se procurer de tout à bon compte, principalement de la viande et du miel. Il en dépend plus de trois mille villages où l’on élève des vers à soie. La ville possède un grand nombre de sources qui coulent au-dessous de ses murs, et un château des plus forts où l’on ne peut parvenir que par un sentier extrêmement étroit. Elle est adossée contre la montagne de Cour, entourée de jardins, de vergers, de champs où l’on cultive du blé, de l’orge, des fèves, et toute sorte de céréales et de légumes. A un mille de la ville coule la rivière de Bollon ²), qui est considérable et sur laquelle on a construit un grand nombre de moulins. Jaen possède également une mosquée cathédrale, des personnes de distinction et des savants ³).

1) Littéralement : semblables à des courroies de sandales ou à des sentiers de fourmis. 2) Guadalbollon ou Guadabollon. 3) Ibn-Haucal compte Jaen parmi les villes anciennes de l’Espagne, et je crois retrouver le nom romain de cette ville dans l’itinéraire d’Antonin, ou on lit : Alio itinere a Corduba Castulone . . . . . . . . . . . . mpm LXXVIII sie: Epora. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . mpm XXVIII. Uciense . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . mpm XXVIII. Castulone. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . mpm XXXII. Le mot Uciense est un de ceux que les Arabes ne pouvaient prononcer; il répugne tout à fait au génie de leur langue. Retranchant donc la première et la dernière sylla-

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