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255 riches qu’en aucun des pays soumis à la domination musulmane, et ils s’y tiennent sur leurs gardes contre les entreprises de leurs rivaux. De Lucena à Cordoue, on compte 40 milles. Ces forts sont dans le voisinage de ceux de Polei ¹) et de Monturque, lesquels, depuis l’époque des Omaiyades, sont habités par des Berbères. Du fort de Polei à Cordoue, 20 milles. Dans le voisinage de Polei est Santa-Ella, lieu fortifié, bâti sur un terrain aride; l’eau ne se trouve qu’à une grande distance. De là à Ecija, vers l’occident, on compte 15 milles, Et à Cordoue, 25 milles. Ecija est une ville bâtie sur les bords du fleuve de Grenade, qu’on appelle le Genil. Cette ville est jolie; elle possède un pont très-remarquable, construit en pierres équarries, des bazars très-fréquentés où il se fait beaucoup de commerce, des jardins et des vergers où la végé-tation est très-vigoureuse, des enclos d’une belle verdure. D’Ecija à Cordoue, 35 milles. D’Ecija, en se dirigeant vers le sud, au fort d’Ossuna, place dont la 206 population est considérable, une demi-journée. Et de là à Belicena, place bien habitée et dont les fortifications sont entourées de vergers d’oliviers, 20 milles. D’Ecija à Carmona, 45 milles. Cette dernière ville est grande, et ses murailles sont comparables (littéral. semblables) à celles de Séville. Elle était précédemment au pouvoir des Berbères, et ses habitants actuels sont encore très-séditieux. Située sur le sommet d’une montagne, elle est très-forte. La campagne qui l’environne est extrêmement fertile et produit en abondance de l’orge et du froment. De là, en se dirigeant vers l’occident, à Séville, dont nous avons déjà parlé, on compte 18 milles. — 1) Aujourd’hui Agula (de la Frontera), voyez mes Recherches, 1, p. 316.