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255 gauche du voyageur, est un fort construit sur une haute montagne. Ce 207 fort s'appelle Chant Fila ¹); il appartiennent depuis longtemps aux Berbè-res. De Çadif on se rend à Melbål (?), fort situé sur les bords de la rivière de ce nom, celle qui coule près de Hornachuelos. De ce pont (sic) à Hornachuelos, on compte 12 milles. Du même pont on se rend à Chouchabil, grand bourg situé sur les bords du Guadalquivir, puis au fort de Morâd (Moratalla), où est la station, puis à al-Khanâdik, puis mentionne un endroit nomine مدور صُدُف Almodovar des Çadif, qu'il ne faut pas confendre avec Almodovar del Rio, car le passage que je viens de citer montre qu'Almodovar des Çadif était situé vis-à-vis de Tociina, et même plus à l'ouest. Au reste on peut prononcer aussi Çadaf, car le nom relatif est Çadali et l'auteur du Mardcid fait mention d'un endroit près de Carawân, dont il prononce le nom aç-Çadaf et qui sans doute était nommé d'après la même tribu 1) Ce château est mentionné aussi par Ibn-Havân (man. d'Oxford) et par l'auteur du Murcid (II, p. 129), où l'éditeur aurait dù lire شَنَن قُبَاط avec le man. de Vienne, et non pas قُبَاط شَنَن . Les chroniqueurs espagnols du moyen âge l'appellent Siete Fila; voyez la cronica general, fol. 120, vol. 3, Cairo, Antiguedades de Sevilla, fol. 92 r., col. 1. On pourrait donc croire que, chez les auteurs arabes, il faut lire شَيْن فيلة, mais cette opinion serait erronée. Les Arabes qui connaissaient le mot شَيْن (Sante), bien qu'ils ne le comprennent pas, puisqu'ils disent qu'il signifie province ou ville (voyez le Mardcid, H, p. 129, 1. 1 et le passage de Carwân cité dans la note 1), ne connaissaient pas le mot latin septem, en espagnol siete, et ils l'ont changé constamment en شَيْن . De Septimancas, par exemple, ils ont fait مَلَكشَرْ شَيْن et Ibn-Halyân parle d'un village qu'il appelle نُشْر شَيْن et qui était situé dans la province de Séville là ou elle continue avec celle d'Leya. C'est sans doute Siete torres, les sept tours, car il n'y a pas de saint dont le nom se compose des consonnes sus, et ces consonnes indiquent ordinairement le mot espagnol torres. On peut comparer ce passage de Barrantes Maldonado (Ilustraciones de la casa de Niebla, dans le Memorial hist. esp., IX, p. 177). «esta tierra estava desPoblada, que solamente estavan en ella un castillo con siete torres, que se llamava las Torres de Solucar, que eran sobre la barra por do entra el rio de Guadalquivien en la mar, que agora se llama Santlúcar de Bamiada. » — Au reste le nom de شَنْفِيلَة dû être rétabli chez Ibn-Khaldoun, Hist. des Berbères, I, p. ٣٢٣, 1. 7, où on lit مُقْيَام ; M. de Gayangos, dans sa traduction de ce passage, (II, Append., p. 1.1), a bien soupçonné qu'il s'agissait de Siete Filla, mais il semble avoir ignoré de quelle manière le nom de cette forteresse s'écrit en arabe, puisqu'il propose de lire شَنْفِيلَة

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