Facsimile · p. 359
279 جلاب ممالیک, Mille et une Nuits, II, p. 30 éd. Macnaghten, ou جلاب seul, même ouvrage, t. IV, p. 373, 375, 376 éd. Habicht; Burckhardt, Travels in Nubia, p. 203, 280, 292; Lane, Modern Egyptians, I, p. 280; d'Escayrac de Lautre, Le Désert et le Soudan, p. 484; Mohammed el-Tounsy, Voyage au Ouadây trad. par Perron, p. 337. La signification primitive est transporteur (s'il est permis d'employer ce mot), et les marchands étaient appelés ainsi parce qu'ils transportaient (جلاب) des marchandises (entre autres des esclaves, comparez Edrisi, p. f, l. 6) d'un lieu dans un antre. جلبرة, poisson du Nil, p. lv; Cazwini, II, p. 119 حلبرة. جمر, عود الباخر, bois de senteur, p. 76. جمع (VIII), avec على, comprendre, renfermer en soi, p. 184, dern. ligne. - مدينسة متجمععة الكور, une ville dont dependent plusieurs districts, p. 12, 33. - جماعة. A la page iv, Edrisi dit qu'il y a à Santa Maria d'Algarve un مسجد جامع un مسبر et une جماعة. Le premier mot signifie, comme on sait, grande mosquée, mosquée cathédrale; le second désigne une mosquée plus petite (voyez plus loin l'article sur مسبر). Il est donc vraisemblable que جماعة désigne une mosquée plus petite encore, une chapelle, et des témoignages positifs viennent à l'appui de cette opinion. En parlant du Caire, de Stochove (Voyage du Levant, Bruxelles, 1650, p. 433) dit qu'il y a trois sortes de mosquées, »les unes principales et servent comme de paroisse, et sont appelées Mosquea, dans lesquelles les Turcs sont obligez tous les Vendredis faire leurs prières; la seconde sorte est appelée Mosquita, qui servent à des Religieux Mahometans; la troisiesme sorte est appelée Yemy, qui ne sont que de petites Chappelles basties par des particuliers pour la commodité des voisins; il n'y a rue où il n'y ayt du moins une de ces Chappelles." L'auteur du Voyage dans les Etats Barbaresques (Paris, 1783) dit (p. 55) que dans l'enceinte du palais de Mequinez »se trouvent quatre gemmes ou chapelles." Nous observons encore qu'au commencement du XVIIIe siècle, le mot جماعة doit avoir eu, dans le royaume de Maroc, un sens très-large, car le Père Francisco de San Juan de el Puerto, qui, dans sa Mission historical de Marruecos, écrit chema, dit (p. 29) que ce mot est l'équivalent de mezquila, et il ajoute