Facsimile · p. 355
283 المرَاكِبُ الحَرَبِيَّةُ التِّي تُغْرَى (يُغْرَى ـ 1) بِهَا إلَى بِلَادِ الرُّومِ : 55 ، p ، Becri ؛ مُوكَانُ يُسَافِرُ فِي الأَجْفَانِ الحَرَبِيَّةِ لِحُرُوبِ الرُّومِ : 350 ، p ، Ibn-Batouta ، II ؛ سِفْرِي هُوَ اسْتِخْرَاجُ لِحُرُوبِ الرُّومِ : 358 ، p ، Ibn-Batouta ، II ، نَحْوُ مِائَتَيْ مَرْكَبٍ ؛ ما بَيْنَ حَرْبِي وَسِفْرِي.
pl. مَحَارِسُ .Ce mot a plusieurs significations. Il dé- . 10. حَرَسُ signe: 1°. une enceinte fermée de murs et assez grande pour loger une petite garnison, ou les zélés musulmans se réunissaient pour faire la guerre aux non-musulmans. Ibn-Haucal dit en parlant de Sfax : وَفِيهَا مَحَارِسُ مَبْنِيَّةٌ لِلرِّبَاطِ ؛ en parlant de la même ville, Becri (p. 20) dit qu'il y a plusieurs رِيَاطَات ، et, en les énumérant, il donne à عَلِيهِ قِصَرٌ كَبِيرٌ مَحْرُوس ؛ ailleurs (p. 84) il dit : مَحَارِسُ ؛ et en Riyad ، comparez M. de Slane dans le Journ. asiat., Ve série, t. XII, p. 473, n. 1. C'est en ce sens qu'Edrisi emploie ce mot p. IV, 1. 4, où il est le synonyme de حُصْن qui précède, et où il est question d'une forteresse située sur la frontière musulmane. Ailleurs (Clim. III, Sect. 5) Edrisi dit : مَحْرُوسَةٌ ، كَنِيسَةٌ كَبِيرَةٌ مَعْمُورَةٌ مُتَّصِفَةٌ ؛ وَهِيَ ( جَزِيرَةُ أَرْوَاد ) . البِنَاءُ شَاسِعَةٌ مُنِيعَةٌ ذَاتُ أَبْوَابٍ حَدِيدٍ وَفِي كَالْمَحْرُوسِ On voit qu'ici est aussi le synonyme de حُصْن ؛ mais cette acception s'est modifiée, et le mot signifie: 2°. une caserne. Becri (p. 24) dit que Cairawân a toujours eu sept مَحَارُس ، dont quatre à l'extérieur et trois à l'intérieur, et ‘Arib raconte (þ, p. 191) que plusieurs habitants de Cairawân, accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants, allèrent trouver le prince royal et se plaignirent à lui des vexations qu'ils avaient essuyées de la part du gouverneur et des MHAJĀRS ، qui, disaient-ils, avaient emporté violemment leurs biens. Il s'agit ici des soldats logés dans les casernes dont parle Becri. Dans le sens indiqué sous le n°. 1, مَحْرُوس est le synonyme de رِبَاط ، mais de même que ce dernier mot, il signifie encore: 3°. un bâtiment destiné à loger les étudiants, les moines, les voyageurs et les pauvres; voyez Ibn-Djobair, p. 38, 1. 5-6, 49, 1. 4, et comparez Renaud, traduction d'Aboulféda, p. CXXIII; Becri, p. 35, parle d'un مَحْرُوس, »grand comme une ville, entouré d'une forte muraille, et qui sert de retraite aux hommes qui pratiquent la dévotion et les bonnes œuvres; » comparez p. 36, 1. dern.; il résulte d'un autre passage de Becri (p. 91, 1. 3) que les مَحَارُس étaient par-