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290 en parlant des bords d'une rivière, et Edrisi l'emploie en ce sens, p. e. و واد كبير - وعلى حوافيه ويقرب منه قرى كثيرة : 1 . 5 . Clim, V, Sect. 1 حوافي هذا النهر شاجر 1 . 5 . Clim, V, Sect. 3 : Mais ce mot a encore deux autres significations. Il désigne 1°, un précipice; Alcala risco de peña (pl. حواف, que Lane donne aussi comme un plur. de حافة dans son acception ordinaire); Dombay, p. 98, praecipitium; Marcel précipice حافة et حواف . C'est en ce sens qu'Edrisi emploie le mot p. 1.4, 1. 4, où il dit que la ville de Santarem est bâtie sur une très-haute montagne, et que du côté du midi se trouve عظيمة حافة, car »il y a au midi de Santarem une vallée profonde, dans laquelle les Maure's avaient la coutume de précipiter les condamnés à mort, attendu que de ce côté, la montagne sur laquelle la ville est bâtie, est extrêmement escarpée" (Hedendaagsche Historie, XXV, p. 619). On a même formé de ce mot le verbe خَوَّفَ, jeter dans un précipice (Alcala despepitar a otro), et تَخَوَّفَ , se jeter dans un précipice (Alcala despepitarse). Le mot désigne 2°, un rocher; Alcala cerro enrriscado, peña gran piedra ( – نَخرة ), peña enrriscada, roca peña en la mar (= صخرة) , rocas de monte ( = صخرة ) . Tel est le sens que le mot a chez Edrisi, p. 194, 1. dern., où il dit que Vera est située على عَلَى البَحَر , مخلقة على البَحَر , car auparavant (p. 194) il avait dit que cette forteresse est bâtie حبل كبير مثل على البَحَر . Ailleurs, Clim. I, Sect. 7, Edrisi dit: fie la même chose que جبل كبير : وغى جزيرة كبيرة فيها غياص وشجر وحواف منيعة . Probablemant le mot a aussi ce sens p. 4, 1. 5; ce qui le fait croire, c'est l'adjectif ملسا qui y est joint, car ce mot, qui signifie proprement glissant, s'emploie en parlant d'un rocher très-roide, très-escarpé; comparez p. e. Edrisi, Clim. II, Sect. 3, où l'auteur dit, en parlant d'une montagne, que – لملاسنته وارتفاع علوه personne ne peut la gravir Maintenant la question se présente si le mot حافة , dans les deux acceptions que nous venons d'indiquer, a quelque chose de commun avec حافة dans le sens d'extrê-mité. Nous en doutons, et nous croyons plutôt que ce mot est d'origine berbère. En effet, on lit chez Daumas, Le Sahara algérien, p. 59: »Gardaïa est entourée de petits pies appelés kaf," et M. Cher-

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