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515 السّند، comme l'a dit M. Engelmann, car dans ce cas l'a final ne s'expliquerait pas ; السّند est l'espagnol azud, forme que M. Engelmann a négligé de noter, quoiqu'on la trouve dans les dictionnaires modernes, tels que celui de Nuñez de Taboada, aussi bien que dans celui de l'Académie. Azuda est le mot arabe السّند، qui a le même sens que السّند.

Une porte du palais des califes de Cordoue s'appelait باب السّند، parce qu'elle conduisait à la digue ou écluse dont parle Edrisi. Elle se trouve souvent nommée, p. e. dans ce passage d'Ibn-Haiyân (man. d'Oxford, fol. 25 v.): السّند الفيلى باب السّند. Selon les académiciens de Madrid, on dit azud dans les royaumes d'Aragon, de Valence, de Murcie et ailleurs, mais azuda en Andalousie, et nous croyons avoir observé qu'en arabe aussi la forme السّند était exclusivement propre à cette dernière province.

سائح = سادج، p. 139, car dans les mots d'origine persane le 3 et le ل permutoient souvent.

سدف سدف، gras, en parlant de la viande, p. 49. سرب، سرب، cloaque ; ajoutez le plur. سروب (p. 149) au Dictionnaire. (Dans de Sacy, Chrest., I, p. 203, l. 2, on trouve le pl. (سراب). — canal, conduit de l'eau (pl. سروب et اسراب), p. 109; Ibn-al-Khatib, My'âr al-ikhtibâr, p. 1. éd. Simonet. L'espagnol a azarhe, qui dé-rive de ce mot arabe, mais selon le Dictionnaire de l'Académie espagnole, ce terme n'est en usage que dans la Huerta de Murcie, où il désigne une rigole pour faire écouler les eaux superflues à l'irrigation du terrain. M. Engelmann (Glossaire des mots esp. dérivés de l'arabe, p. 70) donne azarha ; il aurait fait mieux d'écrire azarhe, car cette forme est plus correcte et c'est la seule que connaisse le Dictionnaire de l'Acadé-mie. Il paraît qu'on employait سدسة dans le même sens. Marina, dans les Memorias de la Academia de la Historia, IV, p. 52, cite un passage des Ordonnances de Tolède, où on lit : «Quaiquier home que quisicre cavar para facer pozo, o canal, o carabia" etc. Ce dernier mot serait, selon Marina, l'arabe سسب ، chez Freytag » locus quo per vallem aqua fluit,» et M. Engelmann (p. 78) s'est borné à dire qu'il n'a jamais

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