Facsimile · p. 268
370 trésors immenses." Dans l'Appendice au Tarikh al-islam de Dzahahi (man. 320(2), p. 257) on lit : ونا سار من سعادات الدنيا ما لا يوصف . وجمع من الذهب قناطر مقنطرة .Comp. Nawawi, Tahdhib, man. 357, فذهب جماعة الى ان القنطار هو مال عظيم ثنير غير محدد : 459 . p وحكى ابو عبيد عن العرب انهم يقولون هو وزن لا يحد * Bregge ** .Boethor sous centaurée, قنطرون (p. 839) et Marcel donnent قنطرين, le dernier aussi قنطرتين (II), suivre les contous du golfe ; adverbialement تقويرًا, le synonyme de جونا ,passim. Nous croyons retrouver ce verbe dans un passage de Burckhardt, Travels in Nubia, p. 424, qui dit que, dans le dialecte des marins du Yemen, le verbe كَوَّر signifie : » to cross over, or to start in order to cross over;" il ajoute qu'ils disent p. e. نكن et كن وكن انى الحدة et que ce voyageur écrit ce verbe avec un ك, et non pas avec un ى ; mais il confond quelquefois ces deux lettres ; à la page 482, p. e., il écrit الاملاك au lieu de الاملاك .Ensuite le verbe كوَر ne signifie pas précisé-ment traverser; mais Burckhardt lui-même dit (p. 425) que les marins dont il parle ne naviguent pas directement vers Souakin ; à moins que le vent ne soit extrêmement favorable, ils font un détour. C'est justement l'idée que renferme le verbe كوَر. Chez Alcala c'est redondear (arrondir) et le substantif كور repond chez lui à ronda la obra del rondar (faire la ronde); Motarrizi dit dans son al-Moghril (man. 613): تقويرا تخلي من وسله حرفا كما تقور البهائم الشئ ، et chez Boethor كور est échancrer, vider en arc. Ce renseignement fournit à l'un de nous l'occasion de corriger une faute qui se trouve dans son Dictionn. des noms des vetements arabes. L'expression مقور , appliquće au tailesân, y a été traduite (p. 254, 279) par empesé sur l'autorité de Quatremè-re (c'est le picatus, picce oblitus de Freytag); mais un passage d'Ibn-Haucal (Kirmân) montre que cette traduction est inadmissible, car il dit: عندهم الدبالسنة المقولة فى المنسيج تنسبغ برخاف Le mot مقور indique done la manière dont le tailesân est tissu, et