Sudan Archive

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ET LA CAISSE DE LA DETTE ÉGYPTIENNE 500 glo-égyptien » ; enfin, l’empereur accorde aux mêmes gou¬ vernements « britannique et soudanais », le droit de cons¬ truire un chemin de fer sur territoire abyssin, pour relier le Soudan à l’Ouganda.

Le Soudan fait l’objet d’un rapport séparé, que l’agent et le consul général anglais au Caire adresse chaque année au ministre des Affaires étrangères sur les finances, l’administra¬ tion et la situation de la province. Dans sa dernière dépêche, datée du 26 février 1903, lord Cromer déclare que la troi¬ sième et récente visite qu’il a faite au Soudan l’a convaincu que le pays marchait dans la voie du progrès; il se rallie à l’opinion exprimée par l’inspecteur général sir Rudolf von Slatin, que la population augmente, que les troupeaux se multi¬ plient, que la sécurité règne.

Toutefois, il reconnaît que l’équilihre budgétaire ne saurait être réalisé avant longtemps, ce qui ne l’empêche pas de ré¬ clamer des travaux publics considérables, nécessaires pour doter le Soudan de moyens de transport qui lui font défaut. Le capital à dépenser, dit lord Cromer, ne saurait être de¬ mandé au contribuable anglais ; il ne peut être obtenu par l’émission d’emprunts que garantirait le seul gouvernement soudanais ; il ne saurait, enfin, être question de l’obtenir en établissant des taxes nouvelles en Egypte. Que faire en pré¬ sence de ce problème en apparence insoluble ? Lord Cromer considère que l’accroissement du rendement des impôts en Egypte est tel que, sans en créer de nouveaux, le gouverne¬ ment aura les ressources nécessaires. Nous ne nous arrêterons pas à discuter le côté paradoxal de cette solution ; il est bien évident que, si le fellah paye plus que ce qu’exige 1 adminis¬ tration de son pays, c’est lui qui supporte le poids du déficit soudanais.

L’exercice soudanais de 1902 se soldera par un déficit d en¬ viron 250.000 livres égyptiennes, soit 6.300.000 francs. Ce déficit a été inférieur aux prévisions, grâce surtout au déve¬ loppement du commerce de la gomme. Les recettes des che¬ mins de fer ont été, pour l’année close au L” octobre 1902, de 194.000 livres égyptiennes, soit un peu moins de 5 millions de francs, dont plus de la moitié provenait de transports pour compte du gouvernement. La ligne Wadi-Halfa à Kerma,

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