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ET LA CAISSE DE LA DETTE ÉGYPTIENNE 505 Si nous voulions, nous-même, pousser plus avant la polé¬ mique, nous relèverions la critique que fait M. White de l’ad¬ ministration britannique au Caire. « Nous sommes tellement habitués, en Angleterre, dit-il, à entendre l’éloge de l’admi¬ nistration {civil service) égyptienne, que c’est une sorte d’hé¬ résie que d’en parler sévèrement. Mais, puisque tout l’édifice égyptien est fondé sur la pureté et l’elTicacité de l’administra¬ tion, ce serait folie de fermer les yeux à sa détérioration.

Il y a cinq ou six ans, je n’avais que des éloges à adresser à l’action des différents départements. Leur décadence, en par¬ ticulier durant les trois dernières années, est si évidente et si générale, qu’on en parle aujourd’hui ouvertement, aussi bien dans les cercles anglais que dans les cercles indigènes. Le département de l’Intérieur est celui qui mérite le blâme le plus sévère; mais, dans toute l’administration, se constate un véri¬ table relâchement des efforts énergiques qui se faisaient autre¬ fois pour atteindre le plus haut degré possible d’efficacité.On ne peut s’expliquer ce recul que par l’absence d’opposition ou de critique dans certains quartiers où nous n’étions accoutumés à rencontrer ni sympathie, ni indifférence. » Ces observations générales de M. White sont, d’ailleurs, confirmées par les faits. L’administration des chemins de fer égyptiens, dans un rapport officiel, récemment publié, avouait une erreur de 20 à 30.000 livides (500 à 750.000 francs), dans les comptes, et exprimait l’espoir que « cela ne se renouvelle¬ rait pas ». Est-il téméraire de supposer que, si les chemins de fer étaient gérés par la Caisse de la Dette, ces écarts d’un demi ou de trois quarts de million se produiraient malaisément? Avons-nous besoin de pousser plus avant la réfutation d’un critique qui s’est chargé de nous fournir, lui-même, d aussi bonnes armes pour la défense de l’institution qui est une des sauvegardes de la prospérité égyptienne ? La fin du passage si curieux que nous venons de citer, réclame un contrôle et même une censure pour l’administration anglaise ; en plus d une occasion, celle-ci a, d’ailleurs, demandé le concours de délégués de la Caisse pour le règlement de certaines ques¬ tions : si la Caisse de la Dette n’existait pas, il faudrait 1 in¬ venter.

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