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ET LA CAISSE DE LA DEl'TE ÉÜYPTIEINNE 503 il en résultera une situation qui frisera l’absurde. » Il oublie d’ajouter que les avances faites, depuis lors, par le fonds de réserve général en ont, à peu près intégralement, absorbé les ressources, et il se hâte d’ajouter, dans une conclusion inat¬ tendue, que l’Allemagne a montré, en coopérant au Véné-zuéla avec la Grande-Bretagne, qu’elle était disposée à laisser un protectorat britannique s’établir dans la vallée du Nil. Nous ne saisissons pas le rapport de la conclusion avec les pré¬ misses.. Il affirme que ce protectorat amènerait une économie immédiate de 50 millions de francs par an. Nous sommes inca¬ pable, pour notre part, de comprendre ce calcul, à moins de supposer que le taux d’intérêt de la Dette égyptienne puisse être, du jour au lendemain, ramené à moins de 2 % l’an, ce qui, soit dit en passant, serait flatteur pour la Caisse interna¬ tionale, alors que les Consolidés anglais 2 1/2 % se traînent aux environs de 89 %, et que le dernier emprunt 3 % du Trans¬ vaal, garanti par l’Angleterre, est offert, sur le marché de Londres, à 98. Chemin faisant, l’auteur critique le budget du Soudan, en déficit de 9 millions de francs, mais proclame l’uti¬ lité, pour l’Egypte, de ce qu’il appelle cette demi-possession, qui lui assure son approvisionnement d’eau, lui garantit l’in¬ tégrité de son territoire, et lui ouvre un champ d’activité. Il traite longuement la question des chemins de fer à y cons¬ truire, de façon à y permettre l’expansion d’une population qui devrait être de dix, au heu de trois et demi millions d’ha¬ bitants. Le problème de la richesse est plus facile à résoudre en Egypte que partout ailleurs ; autant d’eau nouvelle amenée, autant de terres irriguées, autant de millions de revenu créés. Il serait donc de l’intérêt public que ces sommes fussent dé¬ pensées le plus tôt possible; mais le gouvernement rencontre ici la Caisse de la Dette qui, d’après l’article 18 du décret Goscben-Joubert (18 novembre 1876), siégera en permanence aussi longtemps que la dette entière ne sera pas amortie.

Le préambule du même décret prescrit cet amortissement dans un délai de soixante-cinq ans, c’est-à-dire jusqu’en 1940.

M. White assure néanmoins qu’en 1905, le rachat total pour¬ rait être effectué : en cette année, les obligations domaniales et celles de la Daïra-Sanieh seront amorties, et celles de la

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