Sudan Archive

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502 LES FINANCES DE l’ÉGYPTE ET DU SOUDAN M. Leroy-Beaulieu, régler la question de l’indemnité due aux porteurs de la Dette unifiée, pour la réduction arbitraire du taux d’intérêt dont ils ont été victimes, en même temps qu’il leur proposerait une conversion facultative en 3 1/2 ou en 3 1/4 %. 11 offrirait, par exemple, aux porteurs de la Dette unifiée, pour chaque 100 francs de titres actuels, 110 ou 112 fr. de titres nouveaux à intérêt réduit à 3 1/2, garantis contre tout remboursement pendant quinze ou vingt ans, et prolongerait le délai de l’amortissement en le portant de 1941 à 1961. Ce serait un excellent moyen d’alléger le budget égyptien sans porter atteinte aux droits des créanciers.

III Lorsqu’on repasse l’iiistoire de la Caisse et que l’on se rend compte de son œuvre, on est étonné de voir méconnaître, ou plu¬ tôt ignorer son rôle, aussi complètement que l’a fait un publi¬ ciste anglais qui vient de consacrer, dans la Monthly Review (mai et juin 1903), deux articles à la question, sans, du reste, l’aborder de front. Il a donné pour titre à son travail, (( L’Eman¬ cipation de l’Egypte»,mais ce n’est pas au sens littéral qu’il faut prendre l’expression : ce ne sont pas les Egyptiens que IM. Silva White veut émanciper; il prétend seulement éman¬ ciper les Anglais du contrôle international.

Son argumentation est un mélange de discussions sérieuses et de digressions qui entraînent le lecteur hors du sujet. Il s’appuie sur les paroles suivantes de sir Eldon Gorst, conseiller financier du Khédive : <( La période de réformes fiscales dans lesquelles le gouvernement est engagé depuis douze ans ap¬ proche de sa fin. » Le problème n’est plus, ajoute M. White, d’établir l’équilibre du budget, mais de trouver un emploi aux excédents annuels qui s’accumulent dans un fonds de réserve improductif. Heureuse Egypte, sommes-nous tentés de dire ; et que de nations européennes voudraient n’avoir d’autre souci que celui-là !

Notre auteur n’en insiste pas moins sur ce côté de la question et répète complaisamment les paroles que lord Cromer écrivait en 1902 : « Si le système actuel continue,

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