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ET LA CAISSE DE LA DETTE ÉGYPTILÀNE 499 ingrat qu’imprévoyant pour mécoiinaitre les bienfaits d’une semblable organisation financière.

II La loi de liquidation a laissé subsister les quatre types sui¬ vants de la Dette égyptienne : 1° Dette unifiée ; 2° Dette privilégiée 5 % avec hypothèque spéciale sur les chemins de fer égyptiens et le port d’Alexandrie, convertie en 1890 en 3 1/2 % ; 3° Dette générale de la Daïra-Sanieh 5 %, convertie en 4 % en 1890 ; 4“ Dette domaniale hypothécaire 5 % de 1878, convertie en 4 1/4 % en 1893. A ces quatre catégories s’ajoute l’Emprunt 3 % 1885, ga¬ ranti par les six grandes puissances, et qui avait été émis avec leur autorisation pour fournir à l’Egypte les capitaux dont elle avait alors besoin.

Les chiffres qui subsistent de ces cinq catégories sont : rmi Mo £=âa:SZÎ=Qêenifiée 4 % ; £ 30.897.480 Privilégiée 3 1/2 % (au 31 décembre 1902) ; £ 5.8(7.240 Daïra-Sanieh 4 % (au 20 décembre 1902) ; i‘t) •ïliû £ 2.074.280' Obligations domaniales 4 1/2 % (au 1” décem¬ bre 1902) ; £ 8.116.800 Emprunt 3 % garanti (au T" mars 1903) . De cette somme, d’après le dernier rapport de lord Gromer, £ 8.774.000 étaient aux mains des commissaires de la Dette, de sorte que le public détenait environ £ 94 millions, soit 2.350 millions de francs de titres. De ce total, plus des trois cinquièmes, pour une valeur de £ 60 millions, soit 1.500 mil¬ lions de francs, appartiennent à des Français.

Des cinq catégories, il n’en est que deux, l’Unifiée et 1 Em¬ prunt 3 % garanti par les puissances, qui n’aient point subi de transformation depuis l’époque de leur création, ou, du moins, depuis la loi de liquidation, car l’Unifiée était, à 1 ori¬ gine, une dette 7 %, qui a été successivement réduite à 6, puis à 4 %. C’est elle qui intéresse plus particulièrement nos na-

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