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498 LES F1NA>’CES DE l’ÉGYPTE ET DU SOUDAN prouvé ce dégrèvement jusqu’à concurrence de 215.600 livres égyptiennes ; les conditions du décret étaient remplies, cette somme étant inférieure au montant des coupons des titres du fonds de réserve et du quart de la part lui revenant dans l’excé¬ dent budgétaire de l’année. En outre, la Caisse, qui avait déjà autorisé la suppression des droits d’octroi dans les provinces, a donné un avis favorable à la promulgation d’un décret abo¬ lissant les octrois du Caire et d’Alexandrie.
De quelque côté que nous examinions le fonctionnement de la Caisse, nous ne trouvons que des éloges à lui adresser. Rien n’est plus injuste que de l’accuser d’être un obstacle à un progrès quelconque. Grâce à un ensemble de mesures excel¬ lentes, prises d’accord avec les puissances intéressées, elle réunit et capitalise des ressources qui, sans cette organisation, seraient, selon toute vraisemblance, absorbées par les dé penses courantes. Loin de thésauriser, elle met la majeure partie de ces montants à la disposition du gouvernement pour des dépenses d’intérêt public. Elle fournit ainsi, d’uae façon régulière, les éléments d’un budget extraordinaûe; mais, grâce à elle, celui-ci se présente, en Egypte, à l’inverse de ce qu’il est dans les autres pays. Partout ailleurs, en effet, 1 ouverture d’un budget extraordinaire nécessite la création de ressources nouvelles; c’est presque toujours parce que celles du budget ordinaire ne suffisent pas que les ministres des Finances ont recours à cet artifice de comptabilité, qui permet de subvenir à un excès de dépenses au moyen de sommes demandées à remprunt, au lieu de l’être à l’impôt. En Egypte, c’est le contraire qui se produit ; les ressources existent avant que l’emploi en soit ordonné; les millions néces¬ saires ont été accumulés à l’avance ; au jour où de grands tra¬ vaux publics, tels que ceux des barrages du Nil, de l’irriga¬ tion d’une partie du territoire, sont décidés, il n’est pas besoin de rien demander au contribuable ni de rouvrir le Grand Li¬ vre de la Dette. Ce que la prévoyance de l’Europe a fait mettre de côté va servir à ces objets; bien plus, en même temps que se poursuivront ces entreprises considérables, le fellah sera dégrevé, et cela toujours grâce à l’administration de la Caisse, dont les revenus, sagement gérés, s’accroissent assez pour qu une partie puisse en être abandonnée. Il faudrait être aussi