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42 L'ÉGYPTE ACTUELLE ETHNOGRAPHIE RACES.- Les Egyptiens actuels appartiennent à deux races différentes. On distingue parmi eux les descendants des anciens Egyptiens et les descendants des arabes conquérants.
A ces deux familles il faut ajouter d'autres éléments sémitiques fortement représentés, même depuis les temps antérieurs à la conquête arabe, et l"élément européen, qui forme aussi nn noyau important. Les plu~ nombrPux du groupe européen, sont: les GrPcs, les Italiens, les Fran ça i ~, les Anglais et les Autrichiens.
LANGUES.- La langue parléP en Egypte par les indigènes est la langue arabe. Jusqu'au dixième siècle les anciens Egyptiens parlèrent le copte; aujourd'hui cet idiome est une langue morte, uniquement réservée à la liturgie du rite de ce nom.
Les différents groupes Puropéens gardent leur langne. RELIGION.- La grande partie des Egyptiens indigènes appartient à la religion musulmane.
La minorité seulement Pst chrétienne et. du rite copte. Tout l'élément européen appartient à la religion chrétienne ou israélite.
GOUVERNEMENT CONSTITUTION. -L'Egypte est une moncwchie hèréditctit·e en ligne directe et mâle, dont le chef porte le titre de Khédive. L'Egypte Pst vassale de la Turquie à laquelle elle paye un tribut annuel.
Depuis 1883, le gouvernement du Khédive est assisté de conseillers anglais, dans l'administratiC!n des principales affaires.
POUVOIR LEGISLATIF.- Le pouvoir législatif est tout entier entre les mains du Khédive assisté de ministres de son choix.
La nation ne laisse pas toutefois d'être consultée dans la confection des lois ; elle est représentée par deux assemblées qui ont voix constûtative.
Les différents ministres, qui constituent avec le Khédive le pouvoir législatif, sont ceux de l'Intérieur, des F'inances, des Affaires Etrangèt·es, de la Justice , des Travaux Publics, de l'Instruction Publique e.t de la Guerre.
Pour qu'une nouvelle loi soit inscrite au Code égyptien, elle doit avoir eu au préalable l'app1'obation du Khédive et de son ministère. Elle est appliquée dès qu'elle a paru au Jout•nal Officiel, à moins qu'il ne soit fait mention du contraire.
En ce qui concerne les étrangm·s, les diverses lois émanant du gouvernement égyptien ne peuvent leur être appliquées sans qu'elles aient reçu la sanction des puissances qui ont adhéré à la réforme judicaire de 1875 (Allemagne, Autriche-Hongrie, Belgique, Danemark, Esp.agne, Etats- Unis d'Amérique, Ft·ance, Grande-Bt·etagne, CfTèce. Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Russie & Suède).
POUVOIR EXECUTIF. -Le pouvoir exécutif en Egypte appartient entièrement au Khédive gouvernant avec ses tninistres.
Ce pouvoir est représenté tout d'abord dans le pays par des gouvet•nettrs et des moudirs placés par le Gouvernement à la tête des divers territoires qui partagent l'Egypte.
Le gouverneur a au-dessous de lui des mamours chargés de l'administration des différents districts du gouvornorat appelés Kisms.
Le moudir a également, comme représentants subalternes, des mamours placés à la tête de chaque arrondissement, appelé markaz.
Chaque village ou ensemble de hameaux est gouverné par un chef appelé omdeh.