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16 NOUVELLE GÉOGRAPIHE UNIVERSELLE.

sous cet heureux elimat, régnent dans le pays : le rachitisme, les serofules les difformités ne sont point rares; la phtisie, dont les riches étrangers viennent se guérir, fait aussi des victimes dans la population indigène : là lèpre même se retrouve dans l'île comme dans lt mère-patrie. Enfin, on constate dans la bourgeoisie de Madère, comme dans celle du Portugal, une tendance assez fréquente à l'obésité. A part cette dernière infirmité, la misère peut être considérée comme la cause principale des maux qui affigent la population de Madère, Sans doute les habitants ont la grande vertu de la sobriété et l'on n'aperçoit que bien rarement des ivrognes: sans doute aussi Hs ont une nourriture saine, composée surtout de mais, dignames, de patates douces et de pommes de terre, avec quelques racines, des fruits et du poisson ; mais celle nourriture n'est yas toujours en sut lisance, Quant aux demeures, ce ne sont gutre pour la plupart que des réduits sombres et humides, formés par des murs de pierre qui s'appuient contre le rocher : aussi les femmes, qui passent la plus grande partie de la Journée duns ces tanières, tandis que les hommes vont travailler au dehors, sont-elles plus fréquemment atteintes de maladies causées par 1e rique d'air etde lumière, Les femmes émigrent besncoup moins que les hommes, el quand ceux-ci S'en vont pour échapper à la misère, elles restent et sont réduites à la mendicité : c’est toujours por milliers que le nombre des femmes dépasse celui des hommes dans l'ensemble de Ta population, Dans le quart de siècle qui S'écoula de IK59 à 1899 et pendant lequel eurent leu les grandes disettes, plus de cinquante mille Madériens quitèrent le pays, soil pour les Antilles anglaises, soit pour Demerara où le Brésil ils ont aussi des colonies ant cap de Bonne-Espérance et aux îles Sandwich. Un très grand nombre des expatriés périssent, mais des milliers d'entre eux ont fondé à l'étranger des entreprises prospères.

Le régime de propriété qui prévaut à Madère est le même qu'aux \cores, Quoique la terre soit devenue Hibre depuis 865, cependant ee sont encore les descendants des anciens feudataires où morgados qui possèdent le sol nu et Feux des levadas?: quant'au fermier, ou « colon, 1l revendique tout ce qui croit sar la terre el toutee qu'ila bàti, en un mol toute lac bienfreture » où bemfeitoria; le maitre ne saurait Fexproprie sans lui rembourser la valeur des cultures et des améliorations, Le formier est devenu en réalité copropriétuire et peut vendre sa bienfaeture sans demander Fassentiment du morgado : théoriquement, la rente qui 1 Mitlormever: Schultze : Mantogazn, Un hiver à Madère.

Carlos de Mello, Notes manuscriles, pa eau [N° vale ann du el | de « que les con ord suc av alt:

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