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708 NOUVELLE GÉOGRAPITE UNIVERSELLE fortes pluies, les maladies contagieuses ont fréquemment enlevé le plus grande partie du bétail. Après les épizoolies, des populations entières ont dû passer de Fétal pastoral à Fétat agricole.

La capitale de li région à souvent changé de place. Autant il est né-cesse, en vertu du croisement des voies naturelles, qu'une cité s'é-lève dans cette vaste el fertile plaine où S'opère R transition entre deux climats, deux natures, deux races, eLoù le chemin du Niger au Nil traverse celui de li Méditerranée au golfe de Biafras autant il importe peu que celle ville se trouve plutôt sur un point que sur un autre de la campagne: partout la terre est féconde el les routes frayées sont faciles % suivre, si ce m'est pendant la saison des pluies, quand les ruisseaux se sont gonflés el que des fliques recouvrent le sol. Une première capitale, Kasr Eggomo ou Bin, c'est-dire la ce Résidence, s'élevait autrefois dans le bassin moven du Yéou el dans le voisinage d'un lac, sur les limites du territoire des Manga: vue des collines environnantes, elle offre un aspeet des plus curieux, son encernte ovale n'entermant à l'intérieur que des herbes et des arbustes, tandis que tout autour se pressent les arbres del forêt: l'espace déboisé ressemble à un immense hippodrome, Non loin du Paris nigritien, qui, d'après Denham et Clapperton, n'aurait pas eu moins de 200 000 habitants, quoique l'enceinte ait seulement F0 kilomètres de tour, les sultans résidaient à Gamberou, Versailles Kanouri situé au, bord du \éou, dans une contrée des plus fertiles que lon apnelle encore Le << jardin du Bornou » el où l'on trouve des restes d'étangs de plaisance, En 809 où ISTO les envahisseurs foula rasèrent les deux villes, et le sultan, fuyant vers le lac Tzâdé, dut se bâtir une nouvelle capitale, Katilas appelée aussi Brent el-Djedid'ou Bien la Nouvelle 53 mais elle m'exist que peu d'années el ses habitants S'établirent dans la eité voisine, Neornou, lt eité de la Bénédietion », bâtie près de l'angle sudsoceidental du lac. Un ehancoment de dynastie amena la fondation d'une nouvelle résidence, appelée Kouka, d'un baobab qui S'élevait sur l'emplacement choisi. Le nonr Koukaoua, usité dans le Soudan occideatal, Sienifierait en Kanourr cc les Deux Baobabs » Kouka, une des grandes cités de FAfrique intérieure, aurait d'après \achtigal une population de cinquante à soixante mille habitants, sans compler les pèlerins, Les marehands, les aventuriers, qui viennent de toutes les contrées du Soudan et du monde islamique, du Maroc à la Mésopolamie ? avec la banlieue elle serait habitée de plus de cent mille perdé né de LE tn

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