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702 NOUVELLE GÉOGRAPIIE UNIVERSELLE.
vignes. Encore plus lourds de formes que les Kanouri, plus souvent bouftis de visage et de peau plus noire, Les Makari semblent moins intelligents que les autres nègres du Bornou, mais ils se distinguent par Ha persévérance au travail, comme agriculteurs, artisans el pécheurs, et les produits de leur industrie offrentun ste large ‘qui permet de les reconnaître entre mille sur les marchés du Soudan. Les pacifiques Gamergou, qui vivent non loin de l'extrémité méridionale du lac Taâdé, et les Mandara où Ouandala, habitant plus au sud sur le versant des monts, différent peu des Makari par la race, les mœurs elle dialecte 2 comme eux 1 ont eme brassé l'islam et se soumettent à la domination du Sultan du Bornou, Mais dans la partie lt moins accessible des monts vit le prince de Sougour, souverain indépendant, qui, d'après le rapport des marchands. exercerait une sorte de prêtrise on raconte qu'il a le culte des pierres et qu'il leur sacrifié des coqs el des brebis, De même les frères de race des Mandara, les Mousgo, riverains du Chart occidental, Sont restés paienss quoique certains chefs se soient laissé entrainer par le vanité à se dire musulmans, synonyme de « civilisés 5, et à reconnaitre la suzeraineté du grand chef qui réside à Kouka : leur principal sa fou fétiche esCune lance fichée en terre, Les Mousgo, plus beaux et plus forts que les Makari policés, n'ont d'autre vêtement qu'un tablier de eur attaché aux reins et oune corde autour du cou sil se servent du changormangor où fer de jet comme la plupart des guerriers du nord de FMrique sen bataille is se entrassent le corps et se couvrent la tôle d'épais tissus de paille ou de Poux de bulfes tournées le poilen dedans, Le traitement qu'il font subir à leurs chevaux est atroce ils n'ont ni selle ni bride, mais, pour rester solidement assis sur leur monture, chair contre chars tailadent le dos de Fanimal et le sang colle leurs membres à ces blessures. Ts tuentles prisonniers en leur coupant une jambe eben laissant couler le sang des artères. Les femmes mousgo ont un Simple pagne, un collier, des amolettes, mais aucune d'elles ne néglige de se percer les deux lèvres pour + placer des plaques en os où en métal, Quand elles parlent, ces deux « botoques » frappent lune contre l'autre, ce qui donne le son le plus étrange à leur voix, déjà si riche en gutlurales, en aspirées eEen Sifflantes, On s'étonne de voir chez ce peuple barbare des maisons en argile qui se terminent par des coupoles ornées de chevrons en lignes régulières d'un très jolr effet.
Leurs tombes, soigneusement voûtées, sont beaucoup mieux entretenues que celles des musulmans: elles sont toutes décorées de deux barres en forme de eroix : telle est peut-être la cause qui les fait considérer comme chréliens par les populations voisines; Denham n'était pas éloigné de croire D À ca