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Siné anten a nés 2 jtm aida Aa Rois siéréer L | KANEM-BOU, YEDINA, 697 d'autres races que ceux de la terre ferme, se rattachent du moins véographiquement aux populations du Känem, Situé dans le voisinage immédiat de la rive orientale, l'archipel changeant des iles est assez accessible pour que les fugitifs puissent chercher un asile dans quelque ilot désert, et d'autre part assez bien défendu par les eaux et les fondrières pour que des ennemis hésitent à S'v aventurer, De nombreuses familles de Känem-bou, de Dâza et d'autres fuyards du Kânem S'y livrent à l'élève du bétuil, soit lemporairement, soit à demeure: des centaines d'Arabes, connus sous le nom d'Assala, Se sont cantonnés depuis des générations dans la baie comprise entre le delta du Chari et l'effluent Babr el-Ghâzal : maintes lois, dit-on, des souverains détrônés du Ouadaï ont franchi uñ détroit du Taädé pour échapper à leurs ennemis.
Les Kouri, occupant une quinzaine d'îles au nord de l'entrée du Bahr el-Ghâzal, sont tenus pour être les insulaires aborigènes : ce furent les anciens maitres, et nulle tradilion ne rappelle l'époque, à laquelle ils vivaient sur la terre ferme, Hs ont la peau très foncée, la tulle haute, les membres vigoureux : Nigritiens qui différent à peine des Makari de la rive méridionale du Tzâdé, ils parlent un dialecte de leur langue et font un commerce assez actif avec les gens de la rive continentale, Par leur mélange avec d'autres insulaires, Arabes et Kâänem-hou, ils se sont diversement modifiés, et dans les arehipels les plus éloignés du Bar el-Ghâzal ont constitué la sous-race des Yedina où Bouddouma. Une soixantaine d'îles sont habitées par ces barbares, dont Nachtigal évalue Le nombre à une quinzaine de mille, soit à la moitié de tous les insulaires du Tzàdé, Éleveurs de bétail, pêcheurs, chasseurs, bateliers et commercants, les Yedina, groupés en petites communautés républicaines, sont aussi pirates à l'occasion, el quoiqu'ils se disent pour la forme vassaux du sultan de Bornou afin d'avoir accès au marehé de Kouka, ils ne se font aucun serupule de piller tel'ou tel village habité par les sujets de leur prétendu suzerain ; mais en est d'autres qu'ils respectent en vertu des traditions d'amitié ou de conventions spéciales! Après les grandes pluies, quand les eaux du Trâdé recouvrent les champs eUles pacages de l'archipel et pénètrent au loin dans ies marigols el les dépressions marécageuses du littoral, les Yedina sont obligés d'envoyer volailles, chevaux et bœufs sur la terre ferme du Känem ; mais l'émigration ne se fait pas toujours sans dommages et parfois ils cherchent à compenser leurs pertes en attaquant les villages de la terre ferme : la hauteur des eaux leur permet d'arriver de nuit à Uimproviste jusque UE Barth, ouvrage cité, UE Sù