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09% NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

devenus plus grands et plus gross mais il leur manque la grâce, la finesse, la pureté du type, la noblesse et le charme des traits, lélastieité de la marche, la précision élégante des mouvements. Dans les villages écartés ils n'ont d'autre vêtement que le tablier de cuir avec colliers et bracelets et se couvrent la tête d'une haute casquette, attachée au bas du visage par un cordonnel blane, dans lequel on peut voir un reste du litzam des Touareg et des Tibbou. IS ont encore les armes de nomades du désert, à l'exception du changormangor ou fer de jet. D'après les traditions historiques, les Känem-bou sont les frères aînés des Kanouri du Bornou : ceuxeine furent dans l'origine qu'une colonie avancée des < Gens du Kânem » : erâce à leur résidence dans un pays plus commerçant el plus civilisé, ils sont devenus de beaucoup supérieurs en culture et en puissance à leurs compatriotes du Känem, mais ils se disent eux-mêmes de race moins noble el sonten tous cas d'origine moins pure depuis leurs croisements avec des Nivriliens de toute provenance, Entre toutes les peuplades du Känem, les Neidjem et les Danoa jouissent du privilège d'avoir conservé leur indépendance : ils ne se sont jamais soumis aux Aoulad-Nlimän. Toutefois ils ont été obligés de se déplacer pour continuer la lutte avec succès el dans ces derniers temps ils se sont reconnus vassaux du OQuadai, Les Danoa, que leurs voisins les Dâza et les Arabes appellent les « Forgerons », quoique ni leurs traditions ni leur adresse dans ie traitement des métaux n'expliquent eette dénomination.

vivent au nombre d'environ six. mille dans la partie sud-orientale du Kânem: leur groupe principal est établi dans le bourg de Noourt et dans Île voisinage, au milieu de forêts situées à une quarantaine de kilomètres des rives du Tzàdé. Physiquement ils ne différent point des Känem-bou el comme eux ils parlent le Kkanouris mais leur tradition les dit être de race distinete el les associe aux Manga, tribu considérable qui vil à l'ouest dans le Bornou, sur les bords du Yéou : les deux peuples ont en effet, quoique résidant à une grande distance Fun de Fautre, la même méthode de construction pour leurs villages, qu'ils entourent de palissades en fascines, et leurs armes sont également lare et la flèche. Quand lennemi se présente, les Danoa <e réfugient dans les arbres qui dominent leurs demeures et, s'abritent derrière le tronc où les hautes branches, lineent sur Fassaillant des flèches empoisonnées au moyen de lâcre liquide qui découle d'une euphorbe où de la calotropis procera. Keule parmi les tribus du Kânem celle des Danoa se sert exelusivement pour sa défense de ces armes vénéneuses.

Les insulaires du lac Tzâdé, quoique appartenant pour ke plupart à

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