Sudan Archive

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e de ce nombre époque, surtout veugles y est très d'origine man-“par l'excellence es, instruments, Sokoto une petite remarquable de ilisation de l'Antent un quartier ipparition dans ce re fois par un de ut, en 1827, Son Sin.

a ville déchue de est une cité histoquelques années la plus loin, au sudrateur de la puis isa occidental avec usque dans le pays la capitale de l'emun creux que des e traverse un pelil onque de verdure : ce des fruits et des sont fameux dans âtie à une cinquansse qui commande vallée de la rivière le et militaire, près ent aboutir la voie à Niger, aux PÉgions capitale du Kebhi, nten 1806 et trouous les décombres la province, a été ons d'aspect triste.

KEBBI, DJEGA, GOMBA, YAOURI. 605 sans arbres protecteurs, un lieu de refuge pour des vaincus. En cel endroit on se trouve sur une limite de peuples, À l’est sont les Haoussaoua et les Foula ; à l'ouest les KSonghaï, représentés surtout par la peuplade des Dendi. Les luttes sont fréquentes entre ces divers éléments ethniques. Lors du passage de Barth, les Kabacua ou gens de Kebbi et les Dendi ou habitants du Dendina étaient soulevés contre le gouvernement de Sokoto, les campagnes élaient dévastées et de nombreuses villes avaient été livrées au pillage.

Djega, sur le sous-affluent du Niger dit gulbi n'Gindi, paraît être actuellement la cité la plus populeuse et la plus commerçante de la contrée ; elle estentourée de tout un cortège d'agglomérations considérables ; Tà est la ruche, la fourmilière du Haoussa!, De l'autre côté de la rivière de Sokoto, le sol est moins fertile, les villes sont plus rares ; Tilli, Soghirma, Bounsa se montrent dans la partie occidentale de la grande vallée, Au delà, dans un ravin, presque loujours sans eau, descendu des steppes sahariennes, est la ville de Yelou, capitale du Dendina. Plus haut, vers le nord, est Kallioul, célèbre par ses salines. Dans la saison sèche on empile la terre chargéc de sel en de grands réservoirs formés de paille et de roseaux, puis on verse de l'eau sur cette terre, et la saumure qui sort par les interstices des faseines est recueillie et traitée par l'évaporation. Pendant la saison des pluies, toutes les salines sont recouvertes d'eaux douces, animées d'un léger courant vers le sud et peuplées de poissons.

Un simple village, Gomba, est situé sur la rive droite du Niger, en face du confluent de la rivière de Sokoto. En aval, comme à la jonction, les rives du grand fleuve sont presques désertes, surtout à cause de linsalubrité des plaines riveraines fréquemment inondées. Les indigènes Kambari, qui vivent dans le Yaouri méridional, sont des gens laborieux, très méprisés de leurs voisins civilisés : c'est parmi eux que se recrulent surtout les esclaves des villes environnantes; mais en quelques distriets des tribus kambari se sont énergiquement défendues et, malgré les Foula, relusent de tourner leurs visages vers le temple de la Mecque*. Dans les disticts de la province de Yaourt voisins de la rive gauche du fleuve, toutes les cases sont bâties soit sur pilotis, soit sur des colonnetles de pierre pour éviter l'humidité du sol ; en outre, les lits sont d'énormes structures | d'argile occupant la moitié de la cabane et formant dans la partie inférieure } une espèce de poèle que l’on chauffe avant la nuit : on pourrait se croire 1 Joseph Thomson, Good Words, 1886.

2 J, Thomson, British Association at Birmingham, 1886.

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