Sudan Archive

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qu'ont apportés nègres Kanouri l'ornementation wriers de Kano t les bombyx du te des quantités toujours supé-sis, du salpètre itre-Niger. Lors arché de Kano; f: le transit de KANO, KATAGOUM, MARADE 599 ces malheureux au bazar était évalué à cinq mille individus par an; en outre, beaucoup de ces caplifs étaient vendus, de maison en maison et dans les campagnes des alentours, en dehors de la surveillance du fise, qui prélève sa part sur les prix d'achat, A l'est de Kano, dans le bassin qui s'incline vers le Bornou, plusieurs autres villes, peuplées partiellement de Kanouri, dépendent encore politiquement du Haoussa. La plus importante est Gerki, Située non loin de la frontière, Katagoum, sur la rivière du même nom, l'une des branches muitresses du Yéou, à see pendant l'été, est aussi une ville considérable etun chef-lieu de province, Mais à l'ouest de Kano la population se rompose uniquement de Haoussaoua et de Foula, C'est dans cette région, sur le faîte de partage entre Niger et Trèdé, que se trouve à pittoresque cité de Kammané, l'une des plus industrieuses du Haoussa : chacune de ses cases, parsemées entre les buttes de granit et les bouquets de palmiers, est un atelier de tissage ou une teinturerie : on y fabrique des cotonnades réputées pour leur solidité et leur couleur d'un remarquable brillant, Les gens de Kamimané savent aussi défendre vaillamment leur ville et les riches cultures des alentours; ils entretiennent parfaitement l'enceinte extérieure et souvent ils ont repoussé les attaques des Goberaoua, Surmi, la capitale du Sanfara, est située sur le versant de la rivière de Sokoto dans la région des sources, C'est une ville populeuse, mais relativement déchue en conséquence des guerres incessantes qu'elle a dû soutenir contre sa rivale Maradi, le chef-lieu du Gober, la eité païenne qui garde les traditions de l'ancien Haoussa et la valeur des aïeux, À l'ouest de Surmi, sur la route de Sokoto, se succèdent Doutehi ou la ville des « Rocs », perdue en effet dans un labyrinthe de pierres, et Sansané Aïissa où le «Camp de Jésus », une des places les mieux fortifiées de l'empire. Puis au delà s'étend la redoutable forêt de Goundoumi, où souvent des ennemis ont attendu en embuscade des armées de Foula. Cette forêt, que Barth traversa deux fois, n'a pas moins de 80 kilomètres de l'est à l'ouest : il est d'habitude pour les voyageurs d'en franchir toute la partie orientale et centale en une marche de nuit, d'autant plus pénible à fournir qu'elle doit se faire en silence et que les nègres ont Fhabitude de S'égayer en route par des chants et des rires, Alkalaoua, qui fut la capitale de Gober, se trouve sur la lisière septentrionale de la forêt, au bord de la rivière de Sokoto, et Konni, l'une des villes les plus importantes des Goberaoua, n’est qu'à deux journées de marche au’delà, vers le nord-ouest, On comprend qu'en un pareil voisinage les Foula ne traversent la forêt qu'avec ‘appré-hension,

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