Sudan Archive

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DUK NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

cases à toits pointus, parsemée de papayers et de dattiers el eeinte de cultures verdoyantes, Les populations d'origine différente ont chacune son quartier, Les Kanouri où gens de Bornou, descendants des anciens possesseurs de la contrée, habitent non loin du rocher de Dala, dans a partie septentrionale de la ville ; les Haoussaoua, qui sont aussi très nombreux, occupent les quartiers du centre; les Foula, devenus les maîtres à leur tour, vivent dans les rues du midi, autour des labyrinthes de constructions que forment les palais du gouverneur et de son vizir où ghaladima; enfin marchands"arabes, parmi lesquels se trouve toute une colonie de Ghadämsi, ont établi leur domicile dans le voisinage du grand marehé, au nord de l'étang, Le commerce de Kano rivalise d'importance avec celui de Kouka dans le Bornou. Les habitants vendent les étoffes de coton qu'ils ont tissées et teintes eux-mêmes avee le coton et l'indigo que leur fournissent les eultivateurs de la campagne environnante, le < jardin du Soudan», Kano est une ville modèle pour la petite industrie, Dans chaque maison la famille constitue un groupe distinct, ne dépendant d'aucun patron pour son travail: la besogne journalière se fait sans que la vie de famille soit saeriliée ; aussi «les gensde Kano sont-ils parmi les plus heureux des hommes" » et c'est à bon droit qu'ils témoignent leur gaieté par des rires et € chants. Les produits de l'industrie de Kano, cotonnades, soulier Sandales, poches de cuir, sont expédiés à des milliers de kilomètres, .

côté jusqu'au lac Trâdé, de l'autre jusqu'à l'Atlantique, au nord jusqu'à la Méditerranée; quand les routes directes sont fermées par x guerre, les étoffes de Kano, très appréciées à Tombouctou, sont envoyées dans cette ville par l'énorme détour de Rhàt, Ghadämès, Touat, el-Araouan.

En voyant sur les marchés de la Berbérie les cuirs brodés qu'ont apportés les caravanes de Kano, on s'étonne du goût avec lequel les nègres Kanouri et Haoussaoua de cette ville ont su reproduire le mode d'ornementation arabe : on dirait des objets d’origine mauresque. Les ouvriers de Kano savent aussi fabriquer des soieries avec les cocons que filent les bombyx du lamarinier, espèce inconnue en d'autres pays. Kano exporte des quantités considérables de céréales, les moissons annuelles étant toujours supé-rieures à ses besoins ; en revanche elle achète du sel des oasis, du salpêtre des bords du Tzâdé et des noix de kola des régions d’outre-Niger, Lors du passage de Barth, l'ivoire était presque absent du marché de Kano; quant au commerce des esclaves, 11 était encore très actif : le transit de 11, Barth, ouvrage cité, pe le de Ci sl r'é] gel rie ext L k Sok con les sur duel 5 s el atte vers d'h: al se {: trou Sok( mn qu'à , que bons

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