Sudan Archive

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594 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE, ont à souffrir de la disette, Le pays, que peuplent des gens d'origine très mélangée, berbère et nigritienne, est parsemé de nombreux villages: mais Barth, qui traversa le Damerghou, en 1851, accompagné d'Overweg, ne cite pas une seule ville, Trop faibles pour résister aux attaques des nomades des alentours, les agriculteurs libres de la contrée sont obliué d'acheter La paix par de lourds impôts payés aux Kel-Owi de l'Asben « des villages entiers sont peuplés d'esclaves, Parfois les marchands qui tra versent ce territoire doivent se grouper en caravanes, comme pour le passage du désert, afin d'imposer par le nombre aux rôdeurs des alentours, La région du Haoussa qui s'étend au sud du Damerghou appartient an versant du Tzàdé et non à celui du Niger; les rivières nombreuses qui s'unissent beaucoup plus à l'est pour former le Yéou ont pour la plupart leurs sources dans cette région du Hhaoussa, révérée entre toutes comme la terre « sainte » où naquirent les ancêtres de la race, La ville de Daoura, apitale du distriet du même nom, située à 190 kilomètres à l’est-nordest de Katsena, est la métropole du plus ancien des « Sept Haoussa », et avant l'invasion du mahométisme elle était le centre du culte : À résidait Dodo, la divinité principale des Haoussaoua, qu’un saint prophète de l'Islam abattit en combat singulier. Quelques phénomènes miraculeux, hé-rités de la période préislamite, témoignent encore de la sainteté partieulière de Daoura : telle est une fontaine, dont l'eau jaillirait abondamment tant que le soleil est au-dessus de l'horizon et qui tarirait soudain dès que l'astre à disparu.

Sur le versant de la mer intérieure, Tessaoua est la ville La plus rapprochée des sources du Yéou. On pourrait la prendre pour type de la plupart des autres cités du Haoussa : tandis que la plaine avoisinante est triste el nue, l'enceinte est emplie de grands arbres au pied desquels s'abritent les cases et les cultures; les animaux broutent dans les prairies où s'ébattent dans les mares, à côté des enfants ; des oiseaux domestiques tourbillonnent autour des ramures. La population se compose surtout de Goberaoua et de Boussouaé, c'est-à-dire de métis touareg, n'ayant pour la plupart d'autre costume que le tablier de euir, Les villes voisines, Gossenako et Gassaoua, appartiennent également à des gens de race croisie et pratiquent la même industrie, celle de la teinture des étoffes. Tessaoni est surtout la ville du commerce, les gens de l'Asben et les Touareg venant y échanger leurs denrées contre celles du midi; Gassaoua est une cité militaire. Nes habitants, païens en majorité comme les autres Goberaoua, ont à craindre les attaques des Foula musulmans; aussi les maisons, rapprochées les unes des autres, sont-elles entourées de solides fortifications, (HU cil cel eat qu dél pal os cie sa rail mè à L mo mel rent dée en où pret flue été de | nor cont et le pres( des ( l'ene auto ham ratio Unet( qui 1 l'hist Le

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