Sudan Archive

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le mimosas, qui à grande partie, viennent exige tributaires de K TOMBOUCTOU, QUALATA, BOUROUM, GO0GO. #77 ville dans laquelle ils se promènent en conquérants. L'administration municipale est confiée à un kahia où maire, appartenant à la descendance des «Archers » andalous qui détruisirent l'empire des Songhaï ; mais le pouvoir de ce dignilaire est soumis au contrôle d’un chef ou sultan des Touareg et de la famille des chorfà Bakhaï, marabouts dont l'ordre a ses fidèles dans tout le Sahara et jusque dans la Berbérie!, Tombouctou est une ville savante, possédant les plus riches bibliothèques à l'est du Haoussa, et ses théologiens discutent sur tous les points de foi avec la même subtilité que les docteurs chrétiens du moyen âxe.

Le pays de Bouroum, au méandre oriental de la grande boucle du Niger, n'a plus de grand marché comme le méandre rapproché de Tombouctou. Cependant ce marché exista jadis et la légende dit même qu’un Pharaon le visita, suivi d'une armée. Cette légende à probablement un fond historique, car à est la partie du Niger la plus rapprochée de l'Égypte el de ce côté durent s'établir les premières relations directes entre les riverains des deux fleuves : c’est là, dit-on, que la culture du riz, encore pratiquée par les gens du pays, fut introduite pour la première fois dans le bassin du Niger; c'est là aussi que se montrèrent les premiers mahomélans et que commença l'œuvre de propagande pour la religion nouvlle. Des villages songhaï très populeux se succédaient aux bords du Niger lorsque, en 1845 où 18##, une armée de Foula vint s'emparer du pays en offrant bataille aux tribus des Touareg, qui s'étaient assemblées À une cinquantaine de kilomètres au sud du coude du Bouroum ; mais ceux-ci n'acceptèrent pas le combat et laisstrent leurs ennemis dévaster le pays : les villages furent rasés et ee qui restait de la population vaineue transféré dans le Massina.

La capitale de l'empire des Songhaï, Gogo (Gao où Garho), à 100 kilomètres au sud du Bouroum, avait autrefois plus de 10 kilomètres en cireonférence, Elle se composait de deux cités, la ville païenne, située sur la rive occidentale, et la ville mahométane, bâtie sur la rive orienlle, la plus rapprochée de la Mecque; en outre, un quartier insulaire s'élevait entre les deux bras du fleuve. De nos jours, il ne reste plus que deux ou trois cases sur la rive droite; l’île est déserte, et sur la rive gauche trois cents cabanes rondes, au milieu des bouquets de palmiers, n'apparaissent même pas comme un village : on dirait plutôt des masures dispersées dans la campagne, Cependant un antique édifice se montre dans ce qui fut autrefois le centre de la cité : c'est une tour de mosquée qui res-1 Barth; — Duveyrier; — L. Rinn, Marabouts et Khouan.

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