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Re dl annuel he dater 7-7 076 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

sidérable, la plupart des articles manufacturés d'Europe, Le Maroc envois le thé, cette feuille précieuse qui fournit la décoction savourée, dite ca de Zemzem » par les Arabes comme Peau sainte de Ta Mecque, La monnaie courante de Tombouctou, comme celle de tous les pays du haut Niger, os le cauris : elle à succédé comme signe représentatif des valeurs à une autre espèce de coquillage, que Fon importait de Perse! et la pièce de cinq francs la remplace peu à peu. Quand la guerre ferme une des voies commerciales qui se dirigent vers Tombouctou, les caravanes font di grands détours, mais le tralie ne S'en continue pas moins : c'est ainsi que le mouvement des échanges entre Tombouctou et Saint-Louis, au lieu de suivre la voie naturelle qu'offrent les rives du Niger et du Sénégal, à dù prendre au nord les chemins du désert par des étapes régulières, d'oasis eu oasis, La ville la plus importante Sur ce parcours est Oualata où Birou, ee marché qui fut si fameux jusqu'à la fin du quinzième siècle et qui de nos jours encore rivaliserait avec Tombouctou par le nombre des habitants d'après le voyageur sénégalais Alioun Kal. Souvent chez les auteurs arabes le nom de Oualata est confondu avec celui de Ghana où Ghanata, la ce capille » du pays des Genewah : le nom de ce pays était devenu au Maroc sinonyme de pays des Noirs, et lon sait que plusieurs auteurs + trouvent l'origine du mot Guinée, employé par les Portugais pour toute FAfrique occidentale ?.

L'industrie est presque nulle à Tombouctou : à peine quelques artisans S'y occupent-ils de la fabrication de ces poches en cuir de bœuf et de ces sacs à amulettes que la ville de Oualata fournit à tous les marchés du Soudan”; des pêcheurs vont chercher au Niger et dans les marigots voisins d'abondantes récoltes de poisson, qui servent presque exclusivement à la nourriture des pauvres et des esclaves, car les riches méprisent cel aliment comme trop commun‘, Par leurs capitaux, les négociants de Tombouctou dirigent en grande partie Fagriculture des pays environnants sil possèdent des fermes nombreuses sur les bords du Niger et des marigots riverains: les troupeaux qui paissent dans les savanes des alentours ef dans cette large zone de F'Assouad, couverte de forêts de mimosas, qui lanite au sud la région du désert leur appartiennent en grande partie.

Ainsi les Arabes et même les Touareg et les Foula qui viennent exiger l'impôt sur le marché de Tombouctou sont en réalité les tributaires de IE Barth, ouvrage cité, 2 Deshorough Coolev, ouvrage cité, % P, Noleillet, ouvrage cité, 4 Oscar Lenz, ouvrage cité.

cet pa} {ra I mè cir sur tale s'él que au n'a] dis

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