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b70 NOUVELLE GÉOGRAPIIE UNIVERSELLE, découpés, encadrés par une chevelure erépue, mais assez longue et facile à lresser ; quelques tribus se distinguent par des lignes de tatouage et dans les régions orientales du pays les femmes S'ornent la figure d'un anne de métal passé dans la cloison du nez; pour la plupart elles portent fort élégamment leurs aiguitres sur l'épaule gauche, Vaineus et pourehassés, les Songhaï sont un peuple triste, maussade, peu hospitalier: dans ses longs voyages, Barth n'a pas rencontré de nègres qui lui fissent un plus froid accueil, Le même voyageur émet hypothèse, appuyée d'ailleurs su des traditions locales et sur des passages des auteurs arabes, que les Songhaï furent anciennement en rapport avec l'Égypte : c'est des bords du Nil que leur vinrent les missionnaires de l'Islam et dans les temps antiques d'autres instituteurs leur avaient apporté des pratiques de Br eivilisation égyptienne : telle aurait été celle de l'embaumement des corps, Quand les rois songhaï mouraient, même sur le champ de bataille, on en faisait soigneusement lautopsie et on remplissait les cadavres de miel pour les transporter à la capitale, où lon procédait aux rites funéraires. Le genre de construction des demeures songhaï rappelle l'architecture des cases ; de mainte peuplade dans le «pays des Rivières » entre Le Nil Blane et le Bahr el-Arab. Quelques-unes ont deux charpentes superposéess d'autres ont une toiture iriégulière dont la pointe s'incline au-dessus de louverl'ilt ture d'entrée comme l'extrémité d'un bonnet phrygien. A côté des cases, NI! l el les dépassant en hauteur, s'élèvent les greniers, presque tous portés kil au-dessus du sol par des rangées de pieux : de loin ils donnent au village 11H l'aspect d'un château fort hérissé de tours rondes aux toitures pointues: 2] | ailleurs ces greniers se Lerminant en terrasses el formant des pyramides "1 RES Me tronquées, ressemblent aux pigeonniers des villages égyptiens".
péel Tombouctou, la ville la plus fameuse du pays des Songhaï et de toute pret | l'Afrique centrale, n'est désignée sous ce nom que par les Européens lun D'après Barth, Toumboutou serait la véritable forme songhaï du nom de ghiti la cité ; les Touareg l'appellent Toumbutkou, tandis que les Arabes disent lusi unanimement Tin-Bouktou, le « Puits » de Bouktou., Le sens primitif du époc mot serait celui de « cavité, lède, entre-dunes », qui S'explique par la con-Lors struelion des premiers édifices entre des sables mouvants, La ville est d'o-QUT race 6m 2 me à rigine fort ancienne. On la dit fondée par les Touareg au cinquième sitele de l'hégire : ilest probable qu'elle fut plutôt prise par eux. D'autres pen- À de ci quil 4 Barth, ouvrage cité, ils à