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566 NOUVELLE GÉOGRAPIHE UNIVERSELLE, LÉ NIGER MOYEN TOMBOUCTOU, LES TOUAREG ET LES SONGHAIT Cette région de l'Afrique centrale est bien nettement délimitée, en amont de Tombouctou et du grand coude fluvial, par la zone de diramation des eaux de crue dans les marigots des deux rives et, au sud des savanes des déserts sahariens, par le premier affluent considérable que le fleuve reçoit des campagnes du Haoussa. La plus grande partie de l'immense espace que comprennent les deux versants du Niger entre Tombouctou « Gomba est inhabitée où du moins n'a qu'un nombre d'habitants très faible relativement au territoire de parcours; mais les régions méridionales du bassin paraissent être en maints endroits très populeuses : un seul voyageur européen, Barth, à parcouru ce pays en se rendant directement de Saï à Tombouctou, par la corde de l'arc que décrit la courbe orien.
lle du fleuve, Au sad du vaste méandre décrit par le Niger dans la ré-gion du désert, quelques montagnes forment une limite naturelle entre les deux zones : c'est le groupe dit spécialement Tondi où « Montagne ;: on l'appelle aussi elladjri où monts de Hombori, La plaine au-dessus de laquelle s'élèvent ces hauteurs à probablement une altitude d'environ 900 mètres, mais elle est fort unie, à peine ondulée, et les saillies de rochers qui la percent, hautes de 200 à 500 mètres et même davantage, produisent un contraste d'autant plus frappant, Les monts de Hombori ne forment pas une chaîne continue : ee sont des massifs isolés, aux contours bizarres, qui peut-être furent autrefois des îles. Les pentes inlirieures de ces monts sont composées de talus d'éboulement, tandis que les arêtes se dressent en falaises verticales, offrant l'aspect d'énormes châteaux forts flanqués de tours carrées, Des indigènes s’y sont établis en effet comme en des citadelles, d'où ils se gardent des conquérants fouia : très pacifiques d'ailleurs, ils descendent avec leurs troupeaux dans le forêts d'acacias et les savanes qui entourent leurs montagnes, mais ai moindre indice de danger ils disparaissent, et le pays redevient désert en apparence, Quelques autres massifs de hauteurs moindres parsèment le plaines au sud des montagnes de Hombori : telles sont les saillies d’Arr binda, granits, gneiss, grès, roches offrant toutes une pente abrupte ven le sud, une pente plus longue vers le nord".
11, Barth, ouvrage cité.
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