Sudan Archive

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VILLES DU MASSINA. b60 dental, à une centaine de kilomètres à l'est de Djenné, D'ailleurs ce pays n'a point d'unité politique : un roi loucouleur de la dynastie d'el-Hadji Omar commande dans la partie de la contrée voisine du confluent. Des chels foula, descendants de ceux qui S'établirent au Massina en 1770, se sont maintenus dans quelques villes de l'intérieur; les populations indines, Bambara où Songhaï, ont aussi constitué de petits États distinets, landis que sur les frontières du nord-ouest et du nord-est les Touareg lreghenaten cherchent à pénétrer de plus en plus avant dans les terribires cultivés des nègres sédentaires, Des villes de marché se succèdent sur les routes du Massina qui se dirigent de Djenné vers Tombouctou, par lune et Fautre des campagnes qui bordent le fleuve, à l'est et à l'ouest, Du côté de lorient, Niakongo, Poré, Douentsa, sont mentionnées par les informateurs de Barth comme des agelomérations urbaines considérables :du côté de l'occident, Bassikounou, visitée par Lenz en IS80, n'a guère plus de deux cents maisons d'argile, groupées dans une clairière de la forêt; mais autour de ses murailles est un vaste campement d'Arabes, qui ont donné leur langue aux habitants bambara, et toute une « montagne » de débris s'élevant dans le voinage témoigne de la longue série de générations qui se sont succédé en cet endroit, Enfin plusieurs villes se voient aux bords du fleuve ou de ses coulées, en aval de Moëti où Issaka, le village situé au confluent des deux Nigers, Kona, sur la rive droite, est Ta colonie la plus avancée, vers l'occident, des nègres de langue songhaï. Plus bas, sur la même rive, montre Gouram, signalée de loin par sa colline insulaire de rochers au milieu des marais, des coulées, des terres alluviales, À l'ouest, de l'autre côté du lae Debo, est la grande ville de Yoarou (Yovarou), située, suivant les saisons, dans une plaine de sable desséché ou sur une rive mi -récageuse, entre les flaques et les courants. Entre Yoarou et Tomhouetou, Diré paraît être le port le plus fréquenté, mais les guerres continuelles qui ont dévasté ces contrées depuis l'invasion des Toucouleurs en ont singuliè-rement diminué le trafie. Aux objets de commerce du haut Niger s'ajoulent dans les villes du Massina de magnifiques chevaux, à peine moins beaux et moins endurants que ceux de la Berbérie, C'est dans cette partie du cours fluvial que, d'après le récit des voyages d'Tbn Batoutah, au quabrzième siècle, devait se trouver Mali, la capitale du puissant empire des Mandingues!, { Desborough Cooley, Negroland of the Arabs.

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