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562 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

le bateau à vapeur essava vainement de suivre à travers les roseaux mène à l'antique et fameuse ville de Djenné, dont le nom est considéré pur quelques auteurs, d'après Léon PAfrieain, comme Porigine du mot de Guinoye où Guinée, donné par les Portugais à une si grande partie du conlinent africain, Quoi qu'il en soit, Djenné, que, jusqu'à nos jours. 1m seul Européen, René Caillié, à visitée, est une été déchue 2 les guerres civiles et étrangères, Fimterruplion du commerce sur le fleuve el sur les marigots, el peut-être aussi des changements dans la ramure fluviale de cette région basse, où se déplacent incessamment les coulées ont notables ment diminué l'importance de cette ville, En IN2N, lors du passage de Caillié, elle n'était déjà plus le centre du commerce dans cette région di Soudan etsa population était inférieure à dix mille habitants. Cependant cité couvraitune vaste étendue: Fenceinte avait au moins quatre Kidoméètres de circonférence el ses murailles en pisé, Ses tours, les majestueux baobals ombrageant les portes, el çà et des bouquets de rônierS sur les rentes ments du sol, au-dessus des jardins et des risières, formaientQun ensemble pittoresque, celle époque la ville avait cessé d'étre capitale de royaume, mais la franchise du marché v attrait encore un grand nombre d'étran uers, Arabes, Mandingues et Sarakolé. Les Foula, conquérants de Ta con trée, Y commandaient aux descendants bambara des anciens possesseurs du sol et veillaient à la stricte observance du culte musulman, Les hab lnts, réputés pour leur douceur et leur affabilité, savaient tous lire l'arabe et réciter des versets du Coran. Djenné était une école aussi bien qu'un bazar.

Dans cette région du confluent, parcourue de nombreuses coulées na sigables, les villes peuvent se déplacer sans ineonvénient en gardant les avantages commereaux que donne kr eonvergence des voies. Abandonnant Djenné comme résidence, le roi Kego-\hmadou choisit un emplacement üune petite distance à Fest du confluent des deux Nigers, pour x fonder «à la louange de Dieu » la ville de Hamdallahs (elLamdou-Lillahi):s mais celle nouvelle capitale du Massina, — où Moassina, comme Fentendit Loujours appeler Lenz, — n'eut pas une longue existence, En ER62, le « Pélerin » Omar Sempara de cette ville ee fut Fépoque la plus glorieuse de son règne : alors empire foula était tmmense, S'étendant du désert aux montagnes où le grand fleuve prend son origine; mais deux années ne S'élaient pas écoulées que le conquérant était à son tour enfermé dans Hamdallahi et périssait avec ses fidèles, ne reste plus que des ruines de ce chefieu d'empire, La capitale actuelle du Massina est la ville de Bandiagara, située non loin de la rive droite du Bakhoy où Niger occi-

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