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POPULATIONS DE LA GUINÉ PORTUGAISE 029 plus doux, les plus paciliques des habitants de lt Guiné ils ont quelque chose de féminin dans l'apparence extérieure eC par leur caractère ; aussi sont-ils fort méprisés par leurs belliqueux voisins. Les Nalou (Naloum), qui uccedent aux Brafar dans la région côtière, au sud du Rio-Grande, se distinguent ausst par leurs mœurs, Chez eux, les mariages sont exogamiques, mais la tribu qui donne une de ses filles ne la donne point gratitements il faut qu'il y ait compensation de part et d'autre, En prenant femme dans la peuplade voisine, le jeune homme doit envoyer sa eur en épouse au frère de celle qu'ilemmène, et S'iln'a point de sœur, doit offrir en échange un de ses frères où de ses parents à a famille des créanciers! Quant” aux Boujago ou Bijouga, qui peuplent les îles de l'archipel des Bissagos, au large du Geba et du Rio-Grande, et dont quelques tribus vivent aussi dans les péninsules de la côte, is diflèrent d'une ile à l'autre par les mœurs, les coutumes et le langage Beaux parmi les noirs, très bien proportionnés, si ce n'est qu'ils ont les bras trop longs, les Boujago sont des hommes fiers, intrépides, aceoutumés dès l'enfance à braver toute douleur physique, Hs <e firent longtemps redouter par Les Européens comme pirates. Seuls parmi tous les peuples de cette région du littoral, ils se hasardent volontiers sur la mer, même loin des côtes; c'est avec une merveilleuse adresse qu'ils manœuvrent leurs longues pirogues, ereusées dans le trone d'un fromager et terminées à l'avant par une tête de monstre, lt gueule ouverte et peinte en rouge; au siècle dernier, ils ne connaissaient pas encore l'usage de la voile; mais quoiqu'on les dise « barbares parmi les barbares », ils sont aujourhui aussi habiles que les marins portugais pour utiliser la force du vent.

Dans leurs expéditions de guerre les hommes se badigeonnent d'ocre et Sornent de plumes et de métaux; au Siècle dernier ils se servaient encore de flèches armées de larête venimeuse d'un poisson? Un de leurs premiers objets d'importation fut la lame d'épée de fabrication allemande; los de Ex tentative de colonisation de Farehipel que firent les Anglais, il vapres d'un siècle, tous les Boujago avaient des glaives d'un mètre de long, portant lt marque de Kolingen*, Les Boujago sont très habiles ï saisie les ressemblances: leurs fétiches, représentant des honimes, des animaux, sont sculptés avec une singulière vérité et, comparés aux objets similaires des autres Pays de l'Afrique occidentale , peuvent être considérés comme de véritables œuvres d'art. Dans quelques îles les ie Barros, mémoire cité, EAarez d'Amada, ouvrage cité, Philip Beaver, African memorande on do island'of Bulama.

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