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lu Bondou S affluents à souvent quinzième tradition m de :1-AGRICULTURE, INDUSTRIE DE LA SÉNÉGAMRIE. 951 puter employé dans le pays pour désigner les cordonniers prouve que des immigrants de Fbérie pénétrèrent dans ces régions, Au commencement du dix-huitième siècle, André Brüe construisait les deux forts de Saint-Joseph sur le Sénégal et de Saint-Pierre sur la Falémé, afin d'établir ses traitants à proximité du pays de l'or, et envoyait le voyageur Compamon à la recherche des mines. Celui-ci parcourut en effet toute la ré-gion minière du Bambouk, remonta la vallée du Sanou-kholé ou « Rivière de l'Or » jusqu'aux montagnes de Tambaoura', plus loin que n'était allé, avant Lamartiny, en 1879, aucun explorateur de nos jours, et rapporta de ses expéditions des échantillons très riches d’argiles aurifères, Après lui de nombreux voyageurs visitèrent la même contrée, pour étudier le rendement des mines; mais des tentatives d'exploitation directe par des ingénieurs français ne se firent qu'en 1858. L'extrème insalubrité des basses vallées, où s'amassent des eaux croupissantes et où l'air, échauffé par la réverbération des pentes nues, ne se renouvelle que lentement, mit un terme à ces expériences, qui produisirent un peu plus de 100000 francs en métal pur : il fallut évacuer la contrée avec le reste des travailleurs blanes et de le garnison. De nouveaux essais, que l'on dut également interrompre, ont été faits par des compagnies privées; l'industrie du lavage des sables est restée entre les mains des indigènes, qu'un faible profit journalier suffit à satisfaire et qui pour tout outillage n'ont besoin que d'écuelles et de ealebasses; cependant ils ont su construire en maints endroits des galeries minières, Les gisements miniers du Bouré, sur l'an des hauts affluents du Bakhoy, dans le voisinage immédiat du Niger, paraissent être plus riches que ceux du Bambouk et rapporter aux indigènes une somme annuelle de 200000 franes, revenu considérable pour le pays?; mais ces gisements, situés à une grande distance au !sud de la route de Médine à Bamakou, n'ont pas encore été étudiés par des mineurs européens, Le fer est le métal qui constituera probablement un jour la principale richesse du haut Sénégal : ilen forme le sous-sol en de vastes élendues, et la teneur moyenne du minerai varie de la moitié aux deux üers de Ta masse. Les indigènes l'utilisent en des hauts fourneaux de construction primitive: lorsque le pays, aujourd'hui presque désert, sera peuplé où repeuplé et que des routes le traverseront dans tous les sens, nul doute que des usines disposant des procédés industriels modernes ne s'élèvent dans cette contrée pour travailler le minerai sur place et vendre {Labat, Nouvelle relation de l'Afrique occidentale: — Berlioux, André Brüe où l'orisine de la colonie française du Sénégal.
? Borgnis-Desbordes, Sénégal et Niger.