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256 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
La terre est presque en entier entre les mains des indigènes, qui la eu.
tivent avec plus de soins et d'intelligence que des observateurs superficiek ne sont portés à le croire. « N'est pas agriculteur, dit un proverbe du hauts riverains cités par M. Ricard, n'est pas agriculteur qui trouve | jour trop long ou son lougan trop petit. » De nombreuses concessions gra.
Luites ont été faites à des Européens; mais, trop étendues, elles ne furent que partiellement mises en culture, malgré l'appàt de primes considérables, D'après les règlements actuels, analogues aux coutumes générales des (ri.
bus, qui ne laissent à l'individu que l'usufruit, toute concession qui n' pas exploitée dans un délai fixé doit faire retour au domaine; en outre, chaque concessionaire est tenu de planter un certain nombre d'arbre de haute futaie dans la terre dont on lui à fait présent. La superticie de ces domaines est encore bien minime"; mais il faut ajouter à ces champs situés sur lerriloire français de vastes concessions faites dans le Cavor, principalement aux abords des stations du chemin de fer de Saint-Louis Dakar. Les planteurs trouvent avantage à s'établir loin de la surveillance génante des fonctionnaires, Les arachides sont leurs principales cultures, mais il en est aussi qui font des plantations de cocotiers, qui S'occupent de l'élève du bétail ou récoitent le coton, la ramie, la purghère, Presque tout le mil qui alimente la population de Saint-Louis vient du Cayor etdu Fouta. Quant aux animaux domestiques, le recrutement en est très difficile, Sur le littoral, les chevaux, les ânes résistent peu; les chameaux, les bœufs porteurs du Sahara succombent rapidement au elimat. Les mulet sont plus durs au mal, mais fort coûteux?. Les moutons prospèrent, tout en changeant de pelage, soie plutôt que laine. Mais dans l'intérieur i existe plusieurs races d'animaux domestiques parfaitement acelimaltés ou même vivant dans la forêt, à demi sauvages, Tels sont les € bœuls de brousse » de la race khassonké*.
Le territoire sénégalais est riche en gisements miniers : or, argent, morcure, cuivre et fer, Depuis un tempsimmémorial, les indigènes du Bondou et du Bambouk lavent les sables quartzeux de la Falémé et de ses affluents pour en retirer les paillettes d'or. La magie du précieux métal a souvent attiré les explorateurs étrangers, et peut-être dès la fin du quinzième siècle les Portugais auraient exploité les mines du Bambouk. La tradition dit qu'ils furent massacrés par les indigènes!: en tout cas, le nom de :1-Étendue des concessions en 1885 : 2551 hectares, dont 558 en culture, Colin, Revue Francaise, octobre 4885.
Korper, Mission agricole el sootechnique, 1885. Golberry, Fragments d'un voyage en Afrique ; — Carlos de Mello, Notes manuscriles.
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