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VENTS ET COURANTS DE L'ATLANTIQUE. 17 L
la couche inférieure des vents qui se meut du nord-est au sudsouests mais
le pie de Teyde n'est qu'un ilot dans Pocéan des airs et l'on na guère
étudié au mème point de vue les montaunes de Madere, celles des iles
Caboverdiennes et les convois de nuages que l'on voit eheminer dans le ciel
en sens inverse des vents réguliers,
Le régime des courants de F'AMtiantique açorien est connu dans ses traits
généraux comme celui des vents; mais il reste à éclaireir bien des faits,
à préciser avec netteté bien des phénomènes restés dans le vague. I
est d'autant plus difficile de suivre les eaux dans tous leurs cireuits que
certains courants se meuvent avec trop de lenteur pour qu'on puisse les
mesurer directements on ne les reconnait que par le thermomètre, quand
leur température diffère de celle du liquide ambiant, C'est ainsi qu'on à
pu signaler l'existence d'un courant venu des mers antaretiques dans les
fonds des mers équatoriales et jusque dans le voisinage des Açores; grâce
au thermomètre, on a pu suivre aussi dans les mêmes parages les nappes
froides venues des mers boréales. Mais dans presque toute l'étendue du
bassin central de F'Adantique les eaux sont animées d'une vitesse qui
se mesure par centaines de mètres où même par kilomètres à Fheure,
Dans son ensemble, la partie de l'Océan comprise entre le plateau télé- graphique et l'équateur, entre la côte occidentale de F'Mrique etles Antilles,
est oceupée par un vaste remous dont les eaux lournoient incessamment,
loujours sollicitées par les mêmes forces, Des rivages de la Sénégambie,
le courant, cessant de longer la côte, se porte à travers l'Océan dans la
direction des Antilles; puis, tandis qu'une partie du flot pénètre dans la
mer des Caraïbes, une autre partie, suivant la face extérieure des Bahama,
va rejoindre le Gulf-stream américain, pour l'accompagner dans la direc-
lion du nord-est et de l'est, La nappe des eaux, refluant de l'Amérique vers
l'Ancien Monde, s'épanche dans la mer des Açores; puis, dans le voisi-
nage des côtes du Portugal et du Maroc, elle se reploie vers le sud, com-
plétant ainsi le tournoiement immense, La marche des courants océaniques,
presque parallèle à celle des vents qui passent au-dessus, n'en diffère que
par sa plus grande lenteur à se déplacer dans un sens où dans un autre
el par les déviations que lui imposent les brusques obstacles des berges
imsulaires el continentales; d'ailleurs la partie superficielle des eaux est
directement soumise à l'action du vent et se meut nécessairement dans
le même sens : elle devient houle sous un courant aérien énergique,
risée sous le zéphyr. Les vents passagers ne font sur la nappe des
eaux qu'une impression passagère, et leur action ne pénètre qu'à une
faible profondeur; mais des vents réguliers, tels que les alizés, agissant
XI.
- ou