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’est-à-milicu ntueux En bas ation » s nalude l'ile en dé ent les ent en 116 des ia, le 1e rade Lord de d’'Orodantes, ives de forme plus du de là, s dans ée dans digènes par une é protement la ville cirque lave et e trouevas de » s'élè-dessus à 1900 L méri-TENERIFE, GOMERA, 127 dional de la chaîne des Cañadas. Dans cette région de l'île, éloignée des deux villes, Santa-Cruz et Orotava, et rendue très diflicile d'accès par les talus pierreux et les déchirures du sol, les paysans, Espagnols croisés de Guanches, mènent une vie presque indépendante et les propriétaires nominaux n'osent guère s'aventurer parmi eux.
Gomera, qui a gardé son nom berbère, est séparée de Tenerife par un détroit de 28 kilomètres. Ressemblant à une miniature de Gran Canaria, elle ne forme également qu'un seul cône volcanique ayant son piton au centre de figure et développant sa base échancrée de criques en un cercle presque régulier. De même que Gran Canaria, elle se compose d'un dôme d'anciennes laves, dont les cratères sont oblitérés pour la plupart et dans lequel les eaux ont creusé des barranques profondes et des eirques d’où les ruisseaux s’échappent par d'étroits et rapides défilés. Comme la grande ile, Gomera est surtout érodée par les vagues du côté de l'ouest, et tandis que ses falaises tournées vers Tenerife ont en moyenne cent mètres de hauteur, celles du littoral qui regarde Hierro atteignent six cents mètres. Gomera garde en proportion de son étendue de plus vastes forêts que Canaria ; elle est aussi plus abondamment arrosée, Elle pourrait nourrir une population plus dense; mais, au contraire, elle à moins d'habitants par kilomètre carré : dans aucune des Canaries le régime féodal de la propriété ne s’est maintenu d’une manière plus oppressive.
Le piton le plus élevé de Gomera, dit Alto de Garajonaï, dresse ses quatre pointes sur le rebord méridional du plateau central : au sud, les pentes rapides descendent de ressaut en ressaut jusqu'à la mer, adis que de tous les autres côtés le dôme boisé n'offre qu'une faible inclinaison, La voussure s’abaisse insensiblement vers le nord-est et vers l'ouest; de ce côté elle se termine par une énorme dalle qui semble taillée de main d'homme et que les indigènes désignent du nom de Fortaleza, à use de son apparence : le marin Vidal, dressant la carte de l'île telle qu'elle se montre de la mer, erut en effet que cette montagne était couronnée de fortifications, Une autre saillie du plateau, au nord du Garajonaï, estun cratère d'une régularité parfaite, dont le fond ani, situé au milieu de l'ile, sert de champ de manœuvre aux milices convoquées de tous les villages de Gomera. Les autres pies ne sont que les saillies des arètes qui entourent les cirques d'érosion et bordent les falaises. Une de ces parois, au pied de laquelle se heurtent les flots, à 600 mètres plus bas, est appelée Risco de America par les insulaires : au large il leur semble voir le