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près de FAUNE, ANCIENS HABITANTS DES CANARIES. 97 Lanzarote, et dans la partie méridionale de Fuerteventura. Le chameau appartient aussi à la faune canarienne, du moins aux îles orientales, de Lanzarote à Gran Canaria, et nulle part il ne paraît plus vigoureux, On ne it à quelle époque il fut introduit et l'on n'a point de preuves pour attribuer, comme le fait Humboldt, l'honneur de cette acquisition à Béthencourt. A en juger par le grand nombre de mots berbères qui en Afrique se rapportent au chameau, il n'est pas nécessaire d'admettre que les Arabes ont donné cet animal domestique aux Touareg et à leurs frères de race les Canariens". Ce sont probablement des Berbères qui l'auront amené dans l'archipel.
Par l'ensemble de ses formes la faune maritime de l'archipel appartient plus à l'Europe qu'à l'Afrique : la plupart de ses espèces sont espagnoles et méditerranéennes, et même les formes brilanniques y sont représentées en grand nombre. À cet égard, comme à beaucoup d'autres, les Canaries ne sont un archipel africain que par la latitude. La faune ichthyologique des Canaries présente aussi plusieurs espèces américaines qui ne se rencontrent pas sur les côtes du continent voisin, Les eaux qui entourent les Canaries sont parmi les plus peuplées de l'Océan et des centaines de barques les sillonnent en toute saison, sans réduire de beaucoup la masse pullulante de vie, Le poisson le plus recherché est une espèce de morue, égale en qualité à celle de Terre-Neuve, Avee d'autres moyens, la péche pourrait être plus fructueuse; mais les salaisons se font mal et le poisson ne S'exporte guère. Les champs de la mer canarienne n'ont servi jusqu'à maintenant qu'à l'approvisionnement local.
Les Canaries sont habitées de toute antiquité. Les types des époques successives de l'âge de la pierre sont parfaitement représentés dans l'archipel : on y trouve mille objets analogues à ceux qu'on rencontre dans les gisements de l'Europe et de l'Amérique, haches, massues, pâtens, poteries, issus ; mais on à vainement cherché la flèche en silex, M. Chil y Naranjo, qui explore avec tant de soin les trees de l'antique civilisation dans sa patrie insulaire, explique l'absence de cette arme par le manque de bêtes sauvages dans les îles : les indigènes, riches en troupeaux domesliques, n'avaient pas besoin de flèches pour atteindre les animaux, En étudiant la multitude des objets recueillis, l'observateur est frappé des progrès de l'industrie et de l'art accomplis de génération en génération par la race ! Faidherbe, Revue Africaine, n° 64, janv, 1867.
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