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74 MONOGRAPHIE DES RHASSONKÉ rapprochés et terminés chacun par une boule. Souvent, à la cheville. Ton attache une chaînette en argent.

La vraie parure des femmes peules consiste en colliers de boules d'ambre dont certaines, fort pesantes, ont une grande valeur. Lors des cérémonies de famille l'on voit encore, de temps à autre, de ces antiques parures religieusement conservées mais qui ne sont guère plus de mode. On leur préfère, en effet, les bijoux d"or.

Ceux-ci, en dehors de bracelets, se ramènent à quatre types nettement délinis : des bijoux en forme de triangle ou de cœur que l'on attache sur le sommet du front ou sur les tempes; un bijou qui se porte à la base du cou et qui rappelle vaguement un trèile à quatre feuilles; une sorte de sphère suspendue au cou par une ficelle et qui descend un peu sur la poitrine et, enhn, une manière de croix pectorale dont la pointe s'avance à la naissance des seins. Tous ces bijoux, qui sont épais et paraissent lourds, sont en réalité fort légers; ce sont de simples feuilles d'or habilement contournées. Ces œuvres des bijoutiers indigènes ne manquent ni d'originalité ni de finesse et de goût.

En général, l'homme marié, rfième pauvre, aime avoir une tenue décente. Son vêtement de cotonnade indigène ou européenne est souvent propre. Lorsqu'il en a le moyen, il aime aussi parader richement vêtu avec un beau sabre à l'épaule et, mieux encore, monté sur un cheval fringant : par la, d'ailleurs, il satisfait son goût d'ostentation non moins que celui de ceux qui l'entourent. Voici quelques détails d'habillement masculin.

La tète est protégée par un bonnet [Jiigulan') en coton blanc, plus rarement de couleur; c'était autrefois le bonnet ouvert en forme de gueule {warliila), ou bien une sorte de napolitain {donibalo) très en honneur dans le Mandé;" rislamisme a vulgarisé une manière de petite calotte en coton, di)ni le bord présente d'ordinaire quelques jolies

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