Facsimile · p. 90
-| MONOGRAPHIE DES kllASSONKE heur et des sachets d'ingrédients odoriférants ainsi que des verroteries et des bijoux. Sur la nuque Ton suspend, très fréquemment, un kho-to-khulu : l'on désigne ainsi une sorte de couronne extraite d'un coquillage marin et que l'on remplace quelquefois par une imitation en porcelaine; on lui attribue la vertu de protéger contre le mauvais œil (i).
Aux. tresses latérales, l'on accroche volontiers de menues verroteries ou des pièces d'argent.
La tête est souventceinte d'unecourroie ronde qui, passant à hauteur des sourcils, est soutenue parle lobe de l'oreilleet paraît destinée à maintenir en place les tresses de la coiffure et leurs ornements. On lui substitue souvent un ruban de provenance européenne, ou un collier de verroterie.
Les tatouages sont rares, il en sera parlé plus loin.
L'œil est soumis à quelques pratiques destinées à en aviver l'éclat : à cet effet, le pourtour, près des cils, est enduit d'une sorte de poudre onctueuse, Jinman\ obtenue par le mélange de l'antimoine pulvérisé avec la croûte noire qui recouvre les marmites usagées.
L'oreille est amplement pourvue de petites boucles d'or ou d'argent et, à défaut, de menus colliers de perles ou d'un grain de corail maintenu par un fil. Pour ce qui concerne la bouche, il est à remarquer que les dents, qui paraissent, d'ailleurs, n'être soumises à aucune transformation, sont tenues très propres à l'aide d'un bâ-tonnet qui, longuement mâchonné, est par là changé en une manière de brosse et emplové à frictionner vigoureusement les dents pour en expulser toutes les impuretés, c'est le nyi-dyosirango (2) ou cure-dents. Les gencives et les lèvres sont soumises à une opération douloureuse et bizarre dont voici le détail. On prend la (1) Ce genre de coitï'ure si caractcristique est appelé doni-balo = « qui ne porte pas»; la rcinme qui en est pourvue ne peut, en etîet, porter un fardeau sur la tête.
(2) l.ittéralement : « ce qui sert à trotter les dents ».