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I.A VfK MATKRIKI.l.I-: KT MORAl.F 7I velure avec unedécociion de plantes, celle de feuilles desé-gheno est particulièrement employée à cet usaije. L'artiste procède ensuite à la confection de la nouvelle coiffure : comme l'opération est longue et délicate et que les sièges sont peu appropriés à cet objet, la patiente s'étend à terre, sur une natte, et, tour à tour, tient la tète levée ou appuyée sur les genoux delà coiffeuse. Par des particularités de la coiffure se révèlent souvent des détails intéressants de la vie de celle qui la porte. Ainsi, la coiffure de la femme mariée est distincte de celle de la jeune lille et, si elle peut revêtir une forme à certains égards personnelle, il est cependant un détail qui toujours subsiste et révèle la femme mariée, ou non, qui est, ou veut donner à croire qu'elle est en puissance de mari : il consiste en tresses — une à quatre — soigneusement rangées et, parfois, comme collées en avant de l'oreille. La veuve, qui a perdu son mari un lundi ou un jeudi, réunit tous ses cheveux en trois tresses : une devant chaque oreille et une sur la nuque et n'a pas de cimier. Le motif principal de la coiffure des femmes du K.hass( est constitué par une sorte de cimier analogue à celui qui surmonte certains casques de nos pompiers. 11 est formé essentiellement soit par une armature nommée la-ukoto en bois léger, soit par un sachet bourré de la poussière odorante du wolo. ou bien des fruits parfumes du bure, ou contenant un débris de la poche à musc de la civette... les cheveux ramenés sur cette armature, qui est placée au sommet de la tête un peu en arrière du front, sont soigneusement entrelacés ; ceux restés libres forment de chaque côté une ou plusieurs tresses ramenées en a\ant ou en arrière de l'oreille suivant que la femme est ou n'est pas mariée ; à l'arrière une ou plusieurs tresses qui tombent sur la nuque.
.•\ la base de la première tresse occipitale, tout contre le cimier, l'on attache en général une amulette porte-bon-