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LA LANGUE 433 Ces indications permettent de comprendre comment de décadence en décadence un mot peut arriver à n'être plus qu'un suffixe, et aussi comment le suffixe a eu, originellement, une signification précise.

Un. certain nombre de sufiixes, actuellement employés, permettent de former des noms avec des radicaux de verbes, il ne faudrait cependant pas en conclure que tous les noms que l'on pourrait former de la sorte seraient sûrement compris ; en fait, un petit nombre seulement sont usités. Voici ces suffixes : la. — Ajouté immédiatement au radical verbal donne des noms d'agents : bori-la déserteur (de bori = courir, se sauver) ; don'-la = danseur (de : don' = danser ; domo-la = mangeur (de : domo= manger) ; bun'-da-la= maçon, (de : da = faire, un' = case); lalan' gosi-la = sonneur (de : gosi = frapper, talan' = cloche).

Parfois, la nasalisation de la finale du verbe entraîne mutation de la enna : tulun' -na:= joueur \de tuliui' r jouer) ; kholon'-sin'-na = puisatier (de sin' = creuser, kholon' := puits) ; parfois aussi, la nasalisation disparaît : dyambamina = fumeur (de min' = boire et dyamba = tabac à fumer).

Ce suffixe la paraît être une simple variante du mot da qui signifie « faire ». Sans qu'il soit possible d'en déterminer la valeur exacte, l'on constate que les Khassonké ajoutent un certain augment la à certains noms : Demba devient Demba-la ; Samba devient Samba-la \ fankama roi devient /an/ia/nala ; soma aîné devient soma-la, soma est soninké d'origine.

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