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LA LANGUE 427 c) d'une manière générale, l'adjonction de l'augmenl o peut se faire, et se fait souvent, au moyen d'une liaison : fe, fen'o, fengo; 7iun' , nun'o, nungo, nunyo;...
Remarques : I. — Exprimé comme il vient d'être dit, le singulier est la caractéristique du dialecte khassonké.
II. — En principe, l'augmcnt o n'est employé que si le singulier ne ressort pas par ailleurs.
III. — La plupart des monosvUabes paraissent n'être pas affectés par cet augment, tels : fa, ba, na, da, nya, khe.
Toutefois, lorsqu'ils jouent, en composition, le rôle de dé-terminés, il n'est pas rare qu'au singulier leur voyelle soit remplacée par l'augment o au lieu que cet augment se trouve adjoint, immédiatement ou non, à cette voyelle: bii-da, bu-do = anus.
IV. — La lin d'un même mot peut présenter des variantes comme celles-ci: feu o,fengo,feuro, feng\ feny\ fen\ par suite de l'expression entière ou abrégée du singulier.
Le pluriel des noms s'exprime à l'aide de l'augment lu dont la suffixation s'opère diversement. L'augment lu peut être adjoint à l'augment o : si-o, si-o-lu: il peut aussi lui être substitué : si-o, si-lu; avec les monosyllabes qui n'emploient pas l'augment o, l'augment lu s'ajoute immédiatement: da, da-lu.
En principe, cet augment n'est employé que si, par ailleurs, le pluriel ne ressort pas d'une manière quelconque, donc: pas avec un nom de nombre, pas avec un collectif.