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ORIGINE ET HISIOÏKK 27 Dans le conseil qui fut tenu, Sandyan Babi demanda curieusement: « Mais en quoi consiste la prière? » Demba Sé^a exécuta de son mieux la prière en prenant les attitudes rituelles. « Eh bien, conclut Sandvan Babi, je ne me résoudrai jamais à faire de pareilles singeries... » Tous les discours de Demba Séga laissèrent le notable inébranlable, il fallut recourir aux arguments suprêmes : Demba Séga offrit à Sandvan Babi une de ses filles à laquelle il constitua une belle dot en bœufs et en bijoux d'or. Sandyan Babi céda et Demba Séga fît connaître sa soumission à l'almami du Fouta Djallon qui lui conféra en retour le titre d'almami (i ) du Khasso. Demba Séga prit sa con\ersion au sérieux, il se lit donner une sorte de conseiller musulman par les Dyakhanké et s'en remit au tribunal musulman de Goundyourou (2j pour juger les affaires de gravité exceptionnelle.

C'est, semble-t-il, surtout parce que ses voyages aux escales lui avaient démontré Tintérèt qu'il y avait à ménager le monde des musulmans, voués au commerce non moins qu'à la domination politique, qu'il agissait de la sorte. Et sans (i) L'histoire de l'introduction de l'islamisme dans un canton du Rhasso, le Tringa, nous est présentée comme suit par Mungo-Park : «.<. Le 5 janvier 1796 arriva à Tisie lmic ambassade composée de dix personnes. Elles étaient envoyées par Abd-u!-K.ader, roi de Fouta-Torra, pays situé à l'occident du Bondou. Les envoyés ayant engage Tiggily Sega à convoquer les habitants de la ville, déclarèrent que si le peuple de kasson n'embrassait pas la religion musulmane et ne prouvait pas sa conversion en faisant onze fois chaque jour des prières publiques, le roi de Fouta Torra ne pourrait garder la neu tralitè dans la guerre qu'on s'apprêtait à faire et qu'il joindrait ses armes à celles du roi de Kajaga. » Ces laits sont-ils postérieurs ou antérieurs à ceux des récits qui. eux, concernent Demba Séga ? Nous n'avons pu le savoir.

(2) Nous savons encore par ['Histoire des Voyages de l'abbé Prévost, que Goundyourou était une grande ville enrichie par le commerce des caravanes et peuplée par 4.000 à 5. 000 marabouts. Cétait la métropole d'une manière de république formée par un certain nombre de villages mahomc tans situés en bordure du Sénégal et parmi lesquels Daramané occupait le premier rang. Il est remarquable qu'au cours des siècles ultérieurs cet état de choses, probablement déjà fort ancien, se maintint si bien que nousmême en avons consuié l'existence.

Goundyourou est situé au S. -F. de Kaycs à peu prés à liautcur de Médine.

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