Sudan Archive

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372 MONOGRAPHIE DES kHASSONKÈ ligne de retour de ses adversaires les battit et leur reprit tout le butin.

Six mois après cette défaite, Mountaga revint et attaqua Mori-ba et ses alliés, ce fut la deuxième bataille de Tambakhara: Mori-ba y fut tué, un seul de ses enfants, Séga, échappa au massacre et devint chef du Séro après avoir fait sa soumission aux Toucouleurs.

Sambala, chef du Khasso de la rive gauche, n'intervint pas franchement dans ces affaires; irréconciliable ennemi des Toucouleurs, il fit tenir discrètement quelques secours à Mori-ba et s'efforça de détacher Nya Modi du parti de Bassirou.

Depuis longtemps la France se désintéressait du Haut-Fleuve et Sambala, livré à ses seules ressources, était impuissant. Le pacte de i855 ne tenait plus et Nya Modi se proclamait le vassal du sultan de Ségou. En 1878, la politique française fut de nouveau orientée vers la réalisation du plan de Faidherbe et, pour préparer l'expansion au delà de Médine, il fut nécessaire de dégager complètement cette place. C'est pourquoi les signataires du pacte de i855 furent rappelés à l'observation des clauses de cet acte. Nya Madi répondit en accentuant les fortifications de Sabou-siré et appelant à son secours Bassirou et Mountaga, les chefs toucouleurs du Dyombokho et du Kaarta.

Une colonne française commandée par le colonel Reynaud marcha sur Sabou-siré qui fut pris le 22 septembre 1878. Nya Modi périt dans l'action et ses sujets se réfugièrent dans les contrées voisines.

En 1881, commencèrent les travaux du chemin de fer de Kaves au Niger; le gouvernement français entra en relation avec Ahmadou pour l'amener à accepter nos projets et la mission Gallieni fut envoyée dans ce but à Ségou. D'autre part, Mountaga, chef de Nioro, menait avec activité et succès quelques incursions qui reculaient son autorité vers le sud.

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