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LE CLAN Di; KHASSO 3ll jaillir sur les parties, celles-ci se font représenter par des gens de caste.
Il est bienséant que les femmes de bonne famille ne paraissent pas aux débats, sauf ordre exprès du juge.
Si les parties en présence n'ont pas même coutume, le juie se fait exposer chaque coutume et prononce ensuite en toute équité. — Le Khadi agit de même lorsque des païens lui demandent de prononcer entre eux d'après la coutume.
La sentence rendue, le juge indique lui-même ce qui lui est dû comme honoraires et fait de ceux-ci tel usage à sa convenance.
Le mode de preuve le plus fréquemment employé est la preuve par témoins. Un témoin unique peut suflire si ses dires sont appués du serment.
L'aveu est admis, qu'il soit spontané ou provoqué. Il semble môme qu'on le considère comme une preuve nécessaire. De cette nécessité découlent les moyens employés pour obtenir l'aveu.
Le plus ordinaire consiste à appliquer de chaque côté de la tète de l'accusé une lamelle de bois et à attacher fortement deux à deux les extrémités de ces lamelles. La tète se trouve ainsi fortement comprimée et le plus léger coup frappé sur l'appareil détermine des souffrances telles que le patient confesse tout ce que l'on veut, pour les éviter. Cet appareil de torture se nomme kullelango (i)« celui qui sert à éclaircir». L'on fait usage pour le même objet de coins en bois dur que Ton introduit à forcement entre les chairs et des éclisses ligaturées sur les côtés des mollets.
(i) ClI appareil fait penser à ce passage d'EI Bekri ... « Chez les peuplades du désert, lorsqu'un homme est soupçonné de vol, on prend un mor C2au de bois que l'on fend en deux parties et qu'on applique sur le devant et le derrière de la tète de laccusé en les serrant avec force. Il est bientôt forcé d'avouer son crime, car il lui est impossible de supporter un seul instant une compression si violente. » (L]l Bekri, irad. Quatremère, p. (334.