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LE CLAN DL' KHASSO 3ol Le chef des caplifs mande les épouses du défunt et se fait remettre les bijoux dont elles se parent habituellement; il en devient dépositaire responsable jusqu'à l'installation du nouveau Fankamala.

A son arrivée, le successeur du défunt est regu par le chef des captifs qui le conduit immédiatement auprès du mort pour en reconnaître l'identité, puis à la case où sont déposés les bijoux des femmes, également pour les reconnaître.

C'est seulement après ces formalités que la mort du roi devient en quelque sorte publique : des su/a parcourent les rues de la capitale en criant: «Amis, le roi est mort! » Alors tout Khassonké doit apporter une otTrande, si mince soit-elle, mais cependant déterminée selon sa condition ou sa fonction; les objets non comestibles sont remis au successeur, les autres sont mis à part pour le repas des funé-railles.

Pendant ce temps, le corps du défunt est délînitivement inhumé: la porte du tata est murée et l'on en ouvre une autre; trois bœufs blancs sont immolés et leurs peaux réservées pour couvrir les tambours de guerre. Dès lors l'on peut pleurer et se lamenter.

Dans la nuit du troisième jour du décès, on apporte une calebasse de lait aigre sur la tombe et le marabout Konté vient prier là et y dîner de cette offrande. Le septième jour, les indigènes apportent des calebasses de lait aigre, pour le repas des funérailles, que l'on doit faire auprès de la tombe. On implore Dieu pour le défunt, l'on égorge des bœufs et, sur place, tous les vivres rassemblés sont consommés par les assistants qui, ensuite, se séparent. La porte du lala que l'on avait murée est alors ouverte.

Installation du I-ankamala. — Dès la mort du roi. le chef des captifs ayant pris la direction de la demeure royale, c'est avec lui que le prétendant doit s'entendre pour

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